Posts Tagged ‘exposition’

Fond d’écran d’août

Lundi, août 2nd, 2010

illust-fond-ecran-aout-2010

Je profite de la publication du fond d’écran du mois d’août pour donner quelques nouvelles, après quelques semaines d’absence.

Je reviens tout juste d’un séjour de 3 semaines en Norvège, au dessus du cercle polaire. J’avoue, m’être laissé guidé par ma compagne dans le choix de cette destination. Il est vrai que je m’intéresse principalement aux pays avec des populations à la culture « forte », et surtout loin de celle occidentale, et la Norvège ne faisait pas partie de mes projets. Je n’aurais qu’un seul mot pour qualifier ce pays : INCROYABLE.

Nous avons passé les 3 semaines à sillonner les fjords à  pied ou en Kayak (encore merci à Fabrice pour le prêt du bateau et pour la découverte ;-) ) et ce fut tout simplement fantastique. Cela m’a permit de renouer un peu avec la photo de paysage que j’avais délaissée au profit du portrait et d’y reprendre goût. Il faut dire que les conditions pour photographier sont assez exceptionnelles : des paysages à couper le souffle, de la lumière 24 heures sur 24, et des luminosités de couché de soleil presque 6h par jours !!!! Ca m’a d’ailleurs valu quelques insomnies…

Je ne peux pas présenter les photos immédiatement car pour ce projet, j’ai décidé de retravailler en argentique et de ressortir mon Pentax 6×7 moyen format. Dés que les images seront développées et numérisées, je reviendrais sur ce voyage.

A l’instant où j’écris ce post, je suis à La Clayette où se déroule le festival d’art contemporain « art-en fête » et où sont, entre autre exposées 15 des mes photos. N’hésitez pas à y faire un saut si vous passer dans les environs de La Clayette. Vous trouverez toutes les infos et les liens sur le festival à la fin de ce post.

expo

Il y a eu quelques ratés avec les notifications que les abonnés au blog reçoivent : certains articles notifiés n’ont pas été publiés à l’heure, et le dernier n’a pas été mis en ligne. Pas de panique, c’est tout simplement parce que, étant en Norvège sans connexion internet (ça fait parfois du bien d’ailleurs ;-) ), j’avais programmé une publication automatique des articles et des notifications, et quelques erreurs de manipulation ont mené à cette déroute. Tout est rentré dans l’ordre, et je suis maintenant au point sur les mises en lignes automatiques. L’article non paru sera mis en ligne très prochainement.

Le fond d’écran disponible en deux tailles :

1280 x 800

2560 x 1600

Expo à la Clayette : La préparation

Jeudi, juillet 1st, 2010

Exposition-la-clayette

J’avais brièvement parlé du festival « Art en fête » à La Clayette auquel je participe en présentant une exposition. C’est la troisième que je réalise, et je me rends compte aujourd’hui à quel point c’est important pour moi. Je vois mes images toute l’année principalement sur l’écran 13 pouces de mon ordinateur (oui, c’est un peu petit mais on s’y fait très bien), et le plus souvent en format « Web », c’est-à-dire quelques centaines de pixels de large. Autant dire que lorsque je reçois un tirage 30×40 cm ou 40×60 c’est un choc, une redécouverte de la photo, une lecture complètement différente. Exposer est aussi un autre moyen de diffuser son travail, un média plus vivant, où l’on est amené à faire des rencontres et toucher un public autre que les aficionados du web.

Ce post a pour but de partager quelques astuces, que j’aurais bien aimé connaître avant de monter ma première expo…. Je parlerai dans cet article des tirages, puis je reviendrai sur les étapes d’encadrement prochainement.

Monter une exposition ne consiste pas seulement à accrocher des photos sur un mur. C’est pour moi, l’aboutissement d’un travail, d’un projet, le mémoire d’une recherche en quelque sorte… Ce que j’aime quand je visite une exposition, c’est de pouvoir entrer d’un bout à l’autre dans l’univers dans lequel le photographe (ou l’artiste) tente de m’emmener. Je me souviens d’un ami photographe qui me disait un jour alors que je lui demandais des conseils : - »Tu sais, il ne faut pas faire une expo pour qu’elle soit sympa. Il faut qu’elle soit forte, qu’elle captive les gens ». Cela passe évidement par une sélection rigoureuse des images pour présenter un travail consistant et cohérent, mais c’est finalement la base du travail de photographe, et je ne développerai ici que l’aspect « mise en valeur » des photos.

La qualité des tirages est un des points cruciaux. D’une part, les photos doivent être agréables à regarder, et une mauvaise impression ne doit pas ternir la force des images. D’autre part, il faut garder à l’esprit que certains visiteurs peuvent être intéressés et acheter des tirages. La qualité de ceux-ci doit être irréprochable, et surtout elle doit être durable dans le temps. Il est donc important de veiller à la qualité des papiers, des encres, et des matériaux d’encadrement (ils ne doivent pas contenir d’acide ou de substances pouvant dégrader le tirage) et être sûr de leur pérennité. Les imprimantes « grand public » dédiées à une utilisation photo permettent aujourd’hui de faire de très belles impressions durables. L’avantage de cette solution est d’être totalement autonome, de ne pas dépendre d’intermédiaires, et de maîtriser sa chaîne graphique de A à Z. Beaucoup de photographes font de magnifiques tirages chez eux avec leur matériel.

Après quelques essais et recherches, j’ai rejeté cette solution pour plusieurs raisons :

- Cela nécessite un investissement non négligeable. Il faut une imprimante conçue pour la photo, et de taille raisonnable. Le format A4 est un peu limité pour exposer, et les prix des imprimantes A3 bien qu’abordables ne sont pas les plus bas. Il faut y ajouter le coût des consommables (cartouches et papier) qui devient rapidement significatif. Sans compter les impressions ratées : quand l’imprimante s’arrête sans raison au milieu d’un tirage et ce trois fois de suite, l’affaire est beaucoup moins rentable, qu’il s’agisse de temps ou d’argent.

- Faire des tirages d’expo dignes de ce nom est un vrai métier. Maîtriser sa chaîne graphique nécessite beaucoup de temps et d’apprentissage. Chaque papier, chaque encre, donnera un rendu différent. N’étant pas passionné par les histoires de profils ICC, d’espaces colorimétriques (cela mériterait pourtant un article !) et autres, j’ai décidé de n’user ni mon temps ni ma patience pour cette tâche.

Je fais donc confiance à des gens de métier dont l’expérience et les conseils me font gagner du temps. Suivant le type d’image (argentique, numérique, couleur ou noir et blanc) les techniciens me conseillent sur le papier à utiliser, s’assurent que mes fichiers ont le bon profil de couleur associé, la bonne résolution… Ils m’envoient une bande test pour chaque tirage à partir de laquelle je valide l’impression (absolument indispensable). Quand je reçois un tirage, je suis sûr du résultat et n’ai jamais été déçu. Les petits laboratoires ont des prix certainement un peu plus élevés que les grosses « Majors » de l’impression sur internet, mais pour moi, les quelques pourcents de réduction des grosses structures ne remplaceront jamais le contact avec des gens disponibles et de bon conseil (j’utilise l’e-commerce pour des choses moins délicates).

Mes précédents tirages d’expo faisaient 30×40 centimètres (A3) et, si ce format est parfait pour des lieux de petite taille (cafés, restaurants…), je trouve qu’il paraît vite petit dans des endroits plus spacieux, surtout si un espace est dédié à l’exposition. Pour cette exposition, je suis passé à la taille au dessus (40×60), et je dois dire que je n’ai plus envie de faire des tirages plus petits. J’ai l’impression qu’en format 40x60cm, la photo commence « à parler ». Les regards sont plus perçants, les détails sont plus visibles, plus perceptibles. J’ai vraiment la sensation d’être plus absorbé par une image en grand format, ce qui semble logique, mais je ne pensais pas ressentir autant la différence entre les deux tailles.

Même chose pour le choix du papier. Alors que mes premières épreuves étaient faites sur du papier brillant 200 g/m2, je suis passé à un papier mat, légèrement tramé, et d’une densité de 300 g/m2. L’augmentation de la densité me donne des tirages moins sujets au gondolement, et moins délicats à manipuler (surtout en 40×60). Quant à la finition brillante que je trouve parfois trop « claquante », ou éclatante, je lui préfère l’aspect mat qui semble donner plus de texture et de douceur à l’image.

Dans un prochain article, je parlerai de l’encadrement (et plus particulièrement de la découpe des passe-partout), ainsi que tous les éléments annexes à cette expo.

expo-1

Les indispensables bandes test pour valider les tirages finaux

expo-2

Réception des tirages. Il n'y a plus qu'à encadrer

Le vernissage du festival « Arts en fête » est prévu le 16 juillet à 15h à La Clayette. Je ne pourrai malheureusement pas être présent à cette date, mais je présenterai l’expo et parlerai des photos lors de rencontres prévues le 31 Juillet à 15h Galerie 9, et le 7 Août, même lieu, même heure.


La Gacilly 2010

Mercredi, juin 23rd, 2010

la gacilly-peuple et nature-affiche

Pour la septième année consécutive le village de La Gacilly dans le Morbihan organise le festival « Peuple et Nature ». L’édition 2009 m’ayant beaucoup plu, j’y suis retourné cette année, le week-end de l’ouverture, et je ne fus pas déçu. Je retiens deux photographes dont les expositions m’ont particulièrement marqué, ce qui n’a rien d’étonnant vu la renommée de ces messieurs.

J’ai donc beaucoup aimé le travail de Nick Brandt. C’est le genre de photographe qui vous laisse bouche bée devant chacune de ses images. Avant de se mettre à la photographie, Nick était réalisateur de clip et comptait à son actif quelques star comme, Mickaël Jackson ou Moby. C’est dire si l’homme avait déjà quelques notions sur l’image. Le travail actuel de Nick porte sur les animaux de la savane africaine. C’est le genre de sujet déjà vu et revu auquel je ne suis pas toujours sensible (pas que je n’aime pas les animaux de la savane), mais là, il ne me semble pas avoir vu de telles images sur ce thème.

Et toute la particularité de ces images vient de la manière dont il travail; Exit les boîtiers ultra puissants avec des téléobjectifs surdimensionnés. Nick utilise un vieil appareil argentique moyen format (pentax 6×7), et n’emploie pas d’objectif long. Tous les réglages se font donc en manuel (certaines versions du 6×7 n’ont même pas de cellules de mesure pour la lumière), et le photographe doit s’approcher très près car il travaille avec des objectifs courts. Je trouve à ses photos une rare intensité, des compositions et des cadrages à couper le souffle, avec en plus, de beaux noirs et blancs. Les immenses tirages visibles à La Gacilly rendent ce travail encore plus impressionnant. Pour en savoir un peu plus, rendez-vous sur <son site>, et vous trouverez un interview sur le site « lesphotographes.com ».

la gacilly-peuple et nature-8

J’ai également apprécié l’exposition de Sebastiao Salgado qui nous présente un travail sur une population de chasseurs-cueilleurs au Bostwana, un reportage qui s’inscrit dans le très gros projet nommé « Génésis ». Un reportage fort, qui nous ramène aux origines des hommes, avec de magnifiques noirs et blancs. Pour ceux qui s’intéressent justement à Salgado et d’une manière général au noir et blanc, je vous conseille de lire le dernier Hors-série de « Réponse Photo » consacré au noir et blanc. Il y a entre autre un dossier sur le travail de Salgado, et sur son passage de l’argentique au numérique, ou plutôt la combinaison de ces deux supports pour améliorer la qualité de ses tirages.

la gacilly-peuple et nature-7

la gacilly-peuple et nature-6

Je ne développerai que ces deux expositions, mais les autres, bien sûr, valent le détour, notamment celles de Pascal Maître et celles de Pierre de Vallombreuse. Le tout dans un cadre très plaisant, donnant à ce festival photo un caractère unique. Faites un tour sur le site très complet du festival « Peuple et Nature » si vous voulez en savoir plus, et ne manquez pas d’y passer si vous êtes près du Morbihan.

la gacilly-peuple et nature-1

la gacilly-peuple et nature-4

la gacilly-peuple et nature-3

la gacilly-peuple et nature-5

la gacilly-peuple et nature-2