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Le vol de photo sur internet. Est-ce bien là le problème?

Jeudi 3 février 2011

Poteries en phase de séchage, prêtes pour la cuisson. Quartier des potiers – Bhaktapur – Népal.

Suite à un article très intéressant de Cédric Girard sur son blog « Aube et Nature » (très bon blog que j’ai découvert il y a peu), je me suis intéressé à la question du vol de photos sur internet. Il s’agit là d’un sujet assez récurrent sur les blogs, forums et autres réseaux sociaux. Cependant, si ce problème semble émouvoir bon nombre d’internautes photographes, j’ai le sentiment que nous y attachons trop d’importance et qu’en revanche, nous connaissons mal nos droits, et nous mettons dans des situations plus néfastes que le simple vol d’une image de cinq ou six cent pixels de côté.

C’est une révolution dont nous profitons tous : l’hyper-visibilité. Aujourd’hui, n’importe qui peut exposer son travail à un nombre « d’auditeurs » qui n’a de limite que l’investissement et la pertinence de l’auteur. Seulement, c’eût été trop facile si l’internet se limitait à cet avantage. Tous les photographes utilisant la toile pour diffuser leur travail sont un jour ou l’autre confrontés à cette « contrepartie » qu’est l’utilisation de leurs images sans autorisation ni rémunération. Cependant, il me semble utile de faire la part des choses concernant ces pratiques.

Il ne faut pas se leurrer. A partir du moment où l’on diffuse ses images sur le web, celles-ci seront immanquablement volées. Il faudra l’accepter, mais c’est un aspect que l’on ne peut plus maîtriser totalement, quelles que soient les précautions prises. J’en prends pour exemple les « Watermarks », filigranes ou autres signatures qu’il est très aisé de retirer via photoshop, voire même supprimer en recadrant sauvagement. Le web est de toute façon beaucoup trop vaste pour espérer faire sa loi. Et je me demande s’il est, de ce fait, vraiment utile de traquer les « petites » utilisations frauduleuses de ses images? A part flatter notre ego, je pense qu’il s’agit d’une dépense d’énergie bien trop importante par rapport au préjudice subi, et aux éventuels dédommagements.

Si j’attache peu d’importance à ces petites pratiques, il en va tout autrement lorsque celles-ci concernent des enseignes connues dans le monde de la photographie ou des entreprises dont le métier est d’exploiter des images à des fins commerciales. Et on peut se réjouir de la décision rendue par un juge américain à l’encontre de l’AFP, qui avait publié (à la une de grands quotidiens nationaux, partout en Europe) une photo dénichée sur Twitter, sans en demander l’autorisation à l’auteur, et bien sûr, sans intention de le rémunérer. Cette condamnation est quelque peu rassurante, rappelant qu’internet, même s’il a bouleversé les pratiques, n’est pas une zone de non-droit.

Mais si le vol de photos sur le net peut être préoccupant, la méconnaissance pure et simple du Code de la Propriété Intellectuelle par bon nombre de photographes, notamment « amateurs » (j’entends par là ceux qui ne vivent pas de la photographie, sans notion de qualité de travail ou de talent, et sans connotation péjorative) me semble bien plus inquiétante, et je dirais même que cette méconnaissance contribue à la légitimation de ces agissements.

Loin de moi la prétention de connaître le Code de la Propriété Intellectuelle dans son intégralité. Je ne le connaissais pas il y a quelques mois encore, je le découvre peu à peu, et me rends compte de son importance si l’on veut préserver son travail.

Il est par exemple une pratique courante qui consiste à donner ou vendre ses photos sans limiter les droits de reproduction (j’ai moi-même fait plusieurs fois cette erreur). Cela semble tout naturel pour beaucoup d’entre nous, mais c’est oublier qu’on ne vend jamais une photo, on en cède les droits de reproduction à titre onéreux. Livrer des images sans limitations n’assure pas une rétribution équitable du travail du photographe, mais en plus, cela contribue à l’idée qu’une photo, une fois achetée, appartient à l’acquéreur et est libre de droit. Le libre de droit en (en droit français) n’existe pas.

Et pour que la rémunération soit cohérente par rapport à l’utilisation de la photo, il faut absolument que ces droits soient définis lors de la cession, et limités. Une image placardée en 4 par 3 mètres dans la rue ne peut être rétribuée de la même façon qu’une utilisation pour un site avec deux mille connexions par mois. (et cette notion de cession de droit s’applique également à la représentation d’œuvres dans quelque lieu que ce soit. Un photographe ne devrait en aucun cas payer pour exposer, mais plutôt le contraire…). Je vous laisse approfondir la question en parcourant les articles mentionnés ci-dessous.

Et cette notion de « libre de droit », m’amène aux microstocks. Ces « agences » s’appuient sur la méconnaissance des passionnés en terme de droits d’auteurs pour vendre des images à un prix dérisoire et rémunérer les auteurs avec des miettes. Ces entreprises sont, à mon sens, bien plus néfastes pour les photographes que les petits « blogueurs voleurs » qui ne font que piquer des cerises sur l’hyper-étalage numérique du web.

Autre exemple de dérive courante à laquelle beaucoup des photographes en quête de reconnaissance se plient : Il y a peu, on m’a demandé de réaliser des images pour un événement. Lorsqu’est venue la question de la rémunération, mon interlocuteur m’a répondu que je bénéficierai d’une publication dans un fascicule avec mon nom en bas des images, et profiterai ainsi d’une certaine visibilité (sans rétribution financière évidemment). J’ai tout simplement failli exploser de rire, et ce pour deux raisons :

D’une part, l’argument de la visibilité est ridicule à l’heure où internet permet de montrer son travail à un auditoire sans commune mesure avec une parution locale.

Et d’autre part, le fait de mettre le crédit (nom de l’auteur d’une photo en bas de celle-ci), n’est pas un cadeau du diffuseur mais tout simplement une exigence du Code de la Propriété Intellectuel qu’il doit suivre. Concernant ce cas précis, je vous laisse lire Joëlle Verbrugge qui mène une lutte sans merci contre la prolifération de la mention D.R. (droits réservés) dans la presse.

Pour terminer cet article, je dirais que le vol de photo sur internet est un fait sur lequel il faut être vigilant si on veut que le travail des photographes soit respecté, mais ce qui me semble primordial, c’est avant tout de connaître ses droits pour éviter les erreurs et ne pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis.

Place à la discussion, exprimez vos avis et réflexions. ;-)



Catégorie : Discussions
Mots-clés : AFP, libre de droit, microstocks, propriété intellectuelle, vol photo


20 Commentaire pour “Le vol de photo sur internet. Est-ce bien là le problème?”

  1. Tom - Galorbe
    #1  Jeudi 3 février 2011 à 22 h 13 min

    Personnellement, pour ce qui concerne internet (mon site, mes images sur différents forums, etc…) j’ai opté pour la solution « créative commons » (http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/), c’est à dire que les gens peuvent, s’ils le désirent, copier mes images dans leur disque dur, les faire circuler sur le net, à conditions qu’ils suivent certaines règles (choisies par moi même):

    « – Paternité — Vous devez citer le nom de l’auteur original de la manière indiquée par l’auteur de l’oeuvre ou le titulaire des droits qui vous confère cette autorisation (mais pas d’une manière qui suggérerait qu’ils vous soutiennent ou approuvent votre utilisation de l’oeuvre).

    Pas d’Utilisation Commerciale — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales.

    Pas de Modification — Vous n’avez pas le droit de modifier, de transformer ou d’adapter cette création. »

    Ainsi, je me retrouve dans la visibilité car mes images circulent avec mon noms/contact/site et je suis sur qu’on ne va pas me pourrir l’image pour enlever une signature ou la recadrer à la truelle. De plus, j’ai remarqué que depuis que j’utilise cette méthode, les gens me contactent plus facilement pour demander l’autorisation d’utiliser mes images. Ceci dit, cela ne concerne que les images sur le net, c’est à dire 800 px de large en 72 dpi, donc inutilisables hors écran.
    Maintenant, si les gens désirent un grand format pour diffusion papier ou autre, à ce moment là je vend l’image.
    Je précise que je ne suis qu’un photographe amateur qui ne compte pas sur mon travail photo pour vivre (pas encore), j’espère que je ne vais pas faire hérisser le poil des « pros » (bien que je connaisse certains pros qui utilise aussi cette licence).
    Et puis, pour être honnète, si quelqu’un me « vole » une image pour la mettre sur son blog, c’est que mon travail lui plait, je trouve ça aussi gratifiant…. qu’énervant, quelque part! mais encore une fois, je ne paye pas de charges sociales sur mes images et je comprends les réactions des pros.

  2. Ju
    #2  Vendredi 4 février 2011 à 9 h 23 min

    Merci pour le lien Tom, cela fait un moment que je voulais étudier cette histoire de créative Commons.

    J’avoue ne pas avoir très bien saisis d’où cette licence venait, et les différence avec le code de la propriété intellectuelle.

    Les conditions que tu cites ressemble à une cession de droit.

  3. Silvin
    #3  Vendredi 4 février 2011 à 10 h 31 min

    Hello,
    j’ai lu ton article avec attention et intérêt. En revanche je ne pense pas que tu réponde pleinement à la question que tu poses. Tu poses la question du vol de photos « d’amateur » et tu réponds par la cession de droit lors de la vente de photo (la cession de droit est une question plutôt professionnelle je pense).

    En ce sens, je trouve normal qu’un amateur, qui ne vend pas de photos (ou alors vite fait comme ça) puisse être gêné de voir ses photos utilisées par d’autres à des fins commerciales ou non, et en ce sens, je pense que le combat contre cette pratique reste légitime et toujours d’actualité.

    A contrario, dans le cadre de photos d’un professionnel, je pense que c’est au photographe d’être au courant de ses droits et de la manière de les appliquer, comme dans n’importe quel domaine pro, et que ça fait partie du « package métier » à connaitre, comme le réglage d’un diaphragme ou le choix d’un objo.

    AMHA comme de bien entendu.

  4. Tom - Galorbe
    #4  Vendredi 4 février 2011 à 10 h 56 min

    Il n’y a pas de cessation de droit, vu que cela n’est mentionné à aucun moment, et je reste l’auteur et propriétaire de la photo originale.

  5. Ju
    #5  Vendredi 4 février 2011 à 11 h 40 min

    Salut silvin, content de ton passage ici,

    Tu soulève là quelque chose d’intéressant : le sacro-saint fossé entre les « amateurs » et les « pro ».

    Que l’on ai choisi ou non de vendre ces images, on reste un auteur, quelque soit la qualité ou valeur artistique de son travail.

    En tant qu’amateur, tu peux très bien fournir une image à titre gratuit, et définir les conditions de cession de droit, même si il n’y a pas d’argent en jeux.

    Imagine que pour une raison ou une autre, tu fournisse un ficher haute définition d’une de tes images à titre gracieux (ta série marine par exemple), sans limiter les droits de reproduction. La personne à qui tu as donné les fichiers peut très bien entreprendre l’édition de cartes postales avec ton image, et les diffuser à grande échelle sur toute la planète, sans que tu puisse avoir quelque recours que ce soit, puisque que tu as cédé l’image sans limitation de droit.

    Même si cela peut-être flatteur de voir son image diffusée largement, je pense que ce scénario relève malgré tout de l’utilisation abusive. Même en temps qu’amateur, je pense qu’il est dommage de laisser quelqu’un s’approprier son travail et d’en tirer bénéfice sans contre-partie.

    Ta dernière phrase soulève également un autre problème :

    Comme tu le dis, toute personne se lançant dans l’aventure du métier de photographe se doit de connaître ces droits. Seulement, les pistes sont un peu brouillées avec la révolution du tout numérique, et l’émergence de nouveaux statutx comme l’auto-entrepreneur. Clairement, l’AE a permis à beaucoup de monde de vendre ces images officiellement, mais l’utopie de sa simplicité a fait que bon nombre se lance sans prendre de précaution. Comme par exemple ce photographe qui c’est vu condamné de payer une lourde amende à cause d’une séance photo avec un mannequin sans contrat signé, et qui s’est terminé par l’utilisation commercial de l’image alors que cela n’aurais jamais du se produire… si le photographe connaissait ces droit et devoir (http://tabaka.blogspot.com/2011/01/droit-limage-responsabilite-en-cascade.html?spref=tw).

    Donc, là ou je voulais en venir, c’est que tout le monde peut diffuser ces images assez facilement, que nous sommes beaucoup à nous préoccuper du vol de nos images sur le net, mais qu’a côté de ça, on se livre à des pratiques bien plus néfastes pour notre travail.

  6. Ju
    #6  Vendredi 4 février 2011 à 11 h 48 min

    @ Tom :
    C’est sur ce point qu’il faut que j’étudie ça. Parce que c’est malgré tout une cession de droit : tu cèdes les droits de reproduction pour une une utilisation non commerciale. Même si tu les cèdent gratuitement, tu les cèdes quand même.

    Et de toute façon, tu ne peux pas te défaire de la propriété de ta photo. C’est incessible… Chose qu’on oubli souvent de dire.

    En tout cas, le Créative Commons semble être une solution, au vu du nombre de personne qui l’emploie dans la photo, dans la musique et dans d’autres domaines.

  7. Pbo
    #7  Vendredi 4 février 2011 à 12 h 09 min

    Merci pour cet article diablement intéressant Ju, et pour la discussion qui suit. Il est vrai que les cartes sont brouillées et qu’il est difficile de trouver les informations justes car les pratiques les plus diverses se côtoient dans ce milieu. Je crois que dans tous les cas, on ne devrait jamais livrer un original en HD, comme au temps de l’argentique où les ektas restaient dans les classeurs du photographe.
    Je crois que le principal problème de beaucoup de gens est de savoir dire « non », de ne pas accepter tous les compromis, et de ne pas avoir peur de louper une affaire. A court terme, on a l’impression de rater un boulot, mais à long terme, c’est toujours un pari gagnant.

  8. Ju
    #8  Vendredi 4 février 2011 à 16 h 24 min

    Salut Patrick,
    Comme tu dis, il vaut mieux préserver ses originaux. C’est vrai qu’avant, le problème ne se posait pas.

    Je te rejoins totalement pour ce qui est de savoir dire non…

  9. Julien
    #9  Vendredi 4 février 2011 à 16 h 52 min

    Bonjour,

    C’est une problématique intéressantes que les graphistes connaissent bien, et j’ai toujours trouvé les photographes assez conservateurs et en retardsur ce point, toujours à mettre des watermarks, des signatures, et autres artifices qui gâchent la photo, de peur qu’on la leur « vole ».

    Ma politique en gestion d’image est simple : mettre la meilleure définition possible pour que mon travail soit mis en valeur. Car c’est bein le principal but d’une exposition sur internet non ?

    Après, plusieurs cas de figures
    - Soit on me la « vole » pour la mettre en fond d’écran = so what

    - Soit on se l’approprie et on la met sur son blog : si je m’en rends compte, un mail en mode énervé et c’est réglé, le préjudice n’est pas trop grand

    - Soit on se l’approprie avec un gros préjudice à la clé, et/ou on l’utilise de manière commerciale/revend sans mon autorisation, et à ce moment là courrier « à l’amiable » + proposition d’acheter les droits à posteriori avec une surcôte pour la peine, fallait pas voler. Et de toutes façons le gars ne peut pas dire non : C’est soit il négocie, soit c’est tribunal (contrefaçon = 3 ans de prison, 300.000€ d’amende)

    Bref, plusieurs solutions raisonnables et professionnelles, plutôt que de sombrer dans la paranoïa et de gâcher votre visibilité pour pas grand chose. (y’a des filigranes sur big picture ? ;) )

    pour les questions de droits/tarifs/statuts, vous pouvez consulter mon blog, ça traite des graphistes mais les conseils aux photographes sont assez similaires.

  10. Seb F.
    #10  Vendredi 4 février 2011 à 17 h 07 min

    @Ju : Très intéressant comme article et d’accord avec toi sur les droits et devoirs du photographe ; j’ai lu cette année le livre d’Eric Delamarre qui est assez exhaustif à ce sujet. Je viens également de recevoir le livre de Joelle Verbrugge, que je n’ai par contre pas eu le temps de lire encore, mais qui doit également amener des points intéressants par rapport à cette problématique.
    @Tom : il me semblait que la licence Creative Commons s’appliquait à une image ; c’est-à-dire, tu ne peux pas avoir la version 800×600 en creative commons et la version 2400×1800 en « copyright » ; mais je n’en suis pas sûr, il va falloir que je contrôle ce point !
    Par ailleurs, il me semblait avoir lu quelque part (Delamarre ? – je recherche ma source et vous tiens au courant) que la notion de Creative Commons n’était pas compatible avec le CPI français, mais là encore j’ai un doute maintenant…

  11. Ju
    #11  Vendredi 4 février 2011 à 17 h 12 min

    Salut Julien,

    Intéressant d’avoir l’avis d’un graphiste. Comme tu le dis, je pense que les watermark et autres sont inutiles, car on peut de toutes façon les enlever si on veux.

    En plus, j’imagine que pour un icono ou un graphiste qui veux mettre l’image sur son bureau pour faire des essais de composition avant de contacter le photographe, c’est beaucoup plus pratique.

    Toutes mes archives sont dispos et téléchargeable sans watermark ou quoi que ce soit. De toute façon, a part de rare cas cités, les gros diffuseurs n’ont pas vraiment avantage à publier sans autorisation, vu ce qui est arrivé à l’AFP.

    PS : j’adooore ton style (décapant parfois :-D ) d’écriture sur ton blog ;-)

  12. Ju
    #12  Vendredi 4 février 2011 à 17 h 25 min

    @Seb :
    Effectivement, le livre d’Eric est assez complet à ce sujet. Je n’ai pas encore celui de Joëlle, mais je vais le commander.

    concernant la CC, c’est vrai qu’il faut s’assurer que ce soit compatible avec le CPI qui fera toujours foi.

    Au même titre que le copyright est américain, et ne relève pas du droit français.

  13. Julien
    #13  Vendredi 4 février 2011 à 18 h 12 min

    @Ju : Oui voilà, nous on a besoin d’une photo bonne def pour juger d’un photographe, et c’est le cas de tous vos clients potentiels justement. pour les petites frappes qui piquent des images, finalement c’est pas bien grave, et pour les grosses frappes, on finit toujours par le savoir et là ça douille. Donc pas d’inquiétudes à avoir, pensez à qui est votre clientèle.

    Pour résumer, comme tu dis dans l’article, les photographes feraient mieux de se renseigner sur des problématiques qui les touchent plutôt que de chercher à watermarker leur images. Connaitre le droit d’auteur est finalement la meilleure défense ;-)

  14. Ju
    #14  Vendredi 4 février 2011 à 18 h 36 min

    « pour les petites frappes qui piquent des images, finalement c’est pas bien grave, et pour les grosses frappes, on finit toujours par le savoir et là ça douille. »

    C’est en fait exactement là où je voulais en venir dans ce post

  15. Joëlle Verbrugge
    #15  Vendredi 4 février 2011 à 19 h 43 min

    Bonsoir
    Julien m’apprend à la fois l’existence de son blog et cet article ;-)
    J’ai le projet d’écrire un article à l’occasion sur ces fameux Creative Commons sur lesquels je ne me suis pas encore réellement penchée.
    Donc même si avant d’étudier ça en détails je n’oserais pas affirmer qu’ils sont totalement en contradiction avec le CPI, par contre le peu que j’en connaisse ne m’inspire que très moyennement confiance;
    Enfin là ça viendra

    Pour ceux qui ont acheté mon livre, déjà merci. Mais par contre il ne traite pas de droits d’auteur à ce stade (sauf dans l’explication de la façon de bien libeller une note d’auteur (ou une facture pour les artisans) afin de se prémunir comme il faut..

    L’ouvrage parle surtout des statuts du photographe, etc.. avec aussi de longs développements sur les tirages limités.

    Et ce soir je relis à fond vos échanges, pour voir s’il y a quelque chose à ajouter..
    Merci Julien de m’avoir signalé le blog et la conversation.. ;-)
    Je reviens donc tout à l’heure…

    Joëlle

  16. fred
    #16  Samedi 5 février 2011 à 9 h 05 min

    Salut Julien ,
    Merci pour ton mail !
    Qui à acheté son CDrom avec la licence…photoshop CS5 ?
    qui achète encore de la music ou des films ?
    et pourtant il y a des auteurs derrière tous ça ?
    c’est un vaste débat… cela dit, il y a de grand photographe qui non pas de site et n’en n’ont pas besoin pour vivre, privilégiant la rencontre à la vitrine…
    Ne soyons pas hypocrite…
    Clic droit enregistrer l’image comme fond d’écran…qui ne le fait pas ?
    Changer de photo toutes les semaines de notre fond d’écran ,c’est plaisant !
    c’est à mes yeux un plaisir que l’ont me fait et je n’y vois pas de problème et encore moins un délit…
    Delà à faire un tirage issu d’un site ou d’un blog , la qualité risque de ne pas être au rendez-vous…et puis grand bien lui fasse si il y arrive !
    Maintenant, quand se sont des professionnels ( press , édition, com ) qui usent de cette pratique là ,La démarche est différente car commerciale !
    Dans ce cas, il est normale de demander à être rétribué voir dédommagé d’autant plus que l’ont trouve aujourd’hui suffisamment de site ou banque d’images libre de droits…!
    C’est plutôt de se coté qu’est le problème…DR (droit révolu !)
    Mais restons simple …car il existe parallèlement tellement de site et de blog montrant des photos magnifiques aussi belles que les histoires qui les accompagnent et qui n’ont d’autre finalité que d’exister pour être partagé avec le plus grand nombre d’entre nous… et quel bonheur!!
    n’est ce pas là , la vocation d’un site de photo reportage ou autre ?
    Internet ne peux pas exister que pour les pros ou pour le commerce !
    Mais qu’on se rassure le principale on ne peu pas nous le prendre :
    la chance d’avoir vécu une grande photo, car elle s’accompagne toujours d’une histoire …
    et si c’est pas ça le plus beau , je ne repartirais pas pour un an en Asie avec l’espoir d’être encore surpris par la magie d’une belle rencontre !
    byby fred

  17. Ju
    #17  Samedi 5 février 2011 à 9 h 26 min

    @fred :
    Merci pour ton avis.

    Il est évident que traquer les gens qui mettent des images sur leur disques pour fond d’écran n’a pas de sens.
    ;-)

  18. Seb-NZ
    #18  Mardi 8 février 2011 à 21 h 06 min

    Salut Julien,

    Vaste sujet que le vol de photos …
    Sans rentrer la dedans, et afin de palier ma mémoire de passoire pour retrouver une image, j’utilise le site:
    http://www.tineye.com/
    qui permet de rechercher des images sur le net. Une sorte de super google graphique, qui marche pas mal du tout !!!
    Voilou, si ca peu aider …

    Sebastien, de Wanaka ;-)

  19. Ju
    #19  Jeudi 10 février 2011 à 11 h 37 min

    Salut Seb,

    Je connais le service Tineye, mais je ne m’y suis pas penché sérieusement. Merci pour le lien.

  20. Julien Dorol photos blog » Blog Archive » Un plugin Wordpress pour éviter le vol des photos
    #20  Vendredi 11 novembre 2011 à 10 h 39 min

    [...] Bien que je ne sois pas aussi catégorique que Cédric sur l’exploitation des photos diffusées sur le blog, cette méthode utilisée par les moteurs de recherche est, à mon avis, néfaste aussi bien pour le blogueur, que pour le visiteur (sutout celui qui ne vient pas voler de photo) : [...]

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Passionné par la diversité des cultures et traditions qui font la richesse de l'humanité, Julien parcourt le monde afin de saisir et partager des histoires, des regards, des instants de vie.

Il place la rencontre humaine au coeur de son travail et s'attache à "mettre en valeur ce que l'humain a de plus beau et de plus sincère en lui".

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