Concert de Sober Sucks
Mercredi 9 juin 2010
Fin Avril, le groupe de rock Chambérien « Sober Sucks » m’a demandé de réaliser des photos lors d’un concert qu’il devait donner début Mai.
Ma rencontre avec les membres de SoberSucks remonte à quelques années dans le cadre d’un projet musical. Plusieurs raisons (dont la photo) m’ont poussées à mettre la musique de côté et à avorter le projet entamé. Cependant, la passion de la musique et mon goût pour le rock n’ont pas ternis et c’est tout naturellement (même avec un certain enthousiasme) que j’ai réalisé les images pour ce groupe. Connaissant déjà les membres de la formation, je savais quelles étaient leurs attentes. Nous avions brièvement discuté des photos attendues, mais les musiciens m’ont accordés leur confiance.
Rendez-vous était donc pris à Chambéry en début d’après midi pour prendre la route et se rendre au Fayet près de Chamonix. Nous avons été très sympathiquement accueillis par l’équipe du « Repère des Ours » et après un rafraîchissement et quelques discussions, tout le monde s’est mis au travail pour faire les balances. Lorsqu’un groupe me demande de réaliser des images pour un concert, je m’arrange pour être présent lors des balances. J’en profite pour tester quelques cadrages, évaluer la lumière disponible et sa qualité, discuter avec les ingénieurs lumière pour avoir une idée des ambiances qu’ils comptent créer et définir les réglages que je vais utiliser pendant le set.
Pour ce concert, la gestion de la lumière était parfaite, avec une bonne dose de fumigènes pour diffuser, ce qui permet de jouer avec les faisceaux et les silhouettes dans la composition des images. La scène était plutôt petite, ce qui m’a permis une certaine proximité avec les musiciens. Etant le photographe officiel du groupe pour ce concert, j’avais accès aux côtés de la scène pour pouvoir varier les angles et ne pas me limiter à des images prises en façade.
Ce qui m’est le plus difficile à photographier sur une scène, c’est le batteur. Souvent masqué par les guitaristes et autres bassistes, ou caché derrière les pieds de cymbales, le batteur est souvent peu ou pas éclairé. L’accès aux côtés m’a permis de faire des images tant bien que mal. La lumière étant en générale très faible dans cette partie reculée de la scène, j’ai posé un trépied pour éviter d’avoir des images floues. Même si le musicien est flou, je tiens absolument à avoir une partie de la photo nette pour amplifier l’effet de mouvement.
Question matériel, j’ai travaillé avec mes deux objectifs favoris (les deux seuls que je possède d’ailleurs et qui me donnent entière satisfaction), un 24mm f2,8 à mise au point manuelle et mon 50mm f1,4. La durée du set de Sober Suck était d’environ 40 minutes. Il me fallait donc être rapide et ne pas perdre de temps avec les changements d’optiques. J’ai donc utilisé deux boitiers avec chacun des objectifs vissés dessus. Pour les réglages, la lumière étant plutôt faible, j’ai opté pour une ouverture maximum et une sensibilité à 1600 ISO. Même si on perd en piqué à cause de l’ouverture max et que les hauts ISO génèrent du bruit, le but est d’avoir des images nettes. Le bruit se rattrape en post traitement, pas la netteté.
A la fin du concert, je disposais d’à peu près 400 images pour en fournir une quarantaine. Après quelques discussions avec les musiciens, il était clair que le noir et blanc était le traitement correspondant le mieux à l’image et l’esprit du groupe… Cliquez sur l’image pour voir une petite sélection des photos.
Quelques mots sur SOBER SUCKS :
Sober Sucks est un groupe de Rock qui ne s’encombre pas des conventions musicales ou du « qu’en dira-t-on ». La formation savoyarde se contre-fout de la sobriété qui lui attirerait les louanges d’un public docile et soucieux d’entendre un son formaté prenant soin de ses attributs auditifs. Sober propose un rock plutôt énergique, acidulé, alcoolisé avec un peu plus qu’un riff, quatre accords par chanson et une structure linéaire. Imprévisible, le guitariste JB surprend par les voltefaces mélodiques de ces compositions mais dont l’efficacité vous tient en émoi tout au long des morceaux. Pour approfondir l’incision des riffs tranchants du gratteux, la chanteuse Sab met en verve toute sa schizophrénie vocale en passant d’une voix douce et posée à un état d’hystérie comme sur le titre « éloua » ou en saupoudrant le titre aux sonorités franchement blues rock « Wheels on fire » de rugissements rauques tout droit sortis d’influences Métal, genre batteur tentaculaire et triple grosse caisse, mur d’ampli à fond et guitares 7 cordes aux forme triangulaires. Et pour soutenir le tout, le couple Bass / Batterie envoie un son lourd et claquant histoire que le public, aussi sage soit-il, prenne une bonne claque et ressorte d’un concert de Sober Sucks avec de sérieux doutes sur la notion de sobriété.
Un petit tour sur le MySpace, et la page FaceBook.

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#1 Jeudi 10 juin 2010 à 6 h 16 min
Bravo Julien ! Très belle série ! Les explications qui vont avec sont très intéressantes aussi. Keep shooting
#2 Jeudi 10 juin 2010 à 9 h 14 min
Merci Alain pour ton passage. Je vais shooter pour un tremplin rock la semaine prochaine, je posterais un petit article dessus
#3 Vendredi 11 juin 2010 à 7 h 43 min
Hey bro’
Pas facile de shooter un concert, bravo c’est réussi ! Le n&b est magnifique.
#4 Samedi 12 juin 2010 à 10 h 52 min
Très belle série Julien
Le groupe doit être content… c’est du bon taff, bravo!
#5 Dimanche 13 juin 2010 à 10 h 37 min
Merci de votre passage. Oui, Pierre, ils son satisfaits. On a des idées sur d’autre projets avec Sober Sucks, c’est encore tôt pour savoir ce qui se fera, mais on verra.