Sauvegarder, ou pleurer…
Mercredi, juillet 7th, 2010
Depuis quelques mésaventures de disques durs, je prends le problème de la sauvegarde très au sérieux. Après avoir perdu plusieurs Go de données, je n’ai plus confiance en l’électronique (je me demande si j’ai un jour eu confiance). « Heureusement », les données perdues n’étaient pas d’une importance capitale, mais c’est toujours gênant.
Je n’imagine même pas un instant perdre des photos tant l’investissement et la masse de travail sont importants. Le coût du matériel, les déplacements, le temps passé à shooter, à légender et traiter les photos, la valeur sentimentale, sans compter la possibilité de perdre un travail qui n’est pas encore livré ou terminé… Il m’est inconcevable de laisser toute cette énergie à la merci d’un imbécile de disque dur qui a décidé de garder tout ce travail pour lui à jamais !!! Mon volume d’images et de fichiers augmentant considérablement, il a fallut que je pense sérieusement à une solution de sauvegarde, m’assurant la sécurité des données, et la possibilité de les retrouver facilement en cas de problème. Il existe des tas de solutions plus ou moins sûres et/ou coûteuses selon son degré de paranoïa. Je vais donc vous décrire celle qui me convient le mieux. Ce n’est certainement pas la meilleure, mais au moins, je peux dormir tranquille.
Je fais toute mes sauvegardes sur disques durs car c’est ce qui me semble le plus sûr. Les CD sont trop petits, et les DVD ne semblent pas être fiables dans le temps. Les solutions en ligne, bien qu’intéressantes, me posent souci quant aux temps de téléchargement.
Toutes mes images sont shootées en RAW. Au retour d’une séance ou d’un voyage, j’importe tous les fichiers RAW sur le portable pour faire tout l’editing et le traitement. Une fois tous mes fichiers triés et traités, j’exporte la série en JPEG en résolution maximum, et je ne garde sur le disque du portable que ces JPEG. Tous les fichiers RAW sont stockés sur un disque externe de 2To qui ne bouge pas de chez moi. Cette seule sauvegarde ne suffit pas car en cas de vol ou d’incendie, il faut « obligatoirement » une sauvegarde hors site. Pour faire le backup de ce disque, j’utilise des petits disques de poche de 2,5 pouces, un pour chaque année. Les disques des années passée sont donc stockés hors-site dans un endroit sûr, et les données de l’année en cours sont sauvegardée sur un disque 2,5 pouces que je n’amène chez moi que pour effectuer une sauvegarde hebdomadaire (je le stocke dans un endroit ou je peux le récupérer facilement, chez des amis ou autre).
L’autre partie de documents importants à sauvegarder concerne tout le travail annexe aux photos : les articles, les expos, les sauvegardes du site internet, du blog, les documents administratifs… Tout cela représente une masse de fichiers non négligeable qu’il serait vraiment très pénible de perdre. Pour sécuriser tout cela, je fais une copie intégrale et journalière de l’ordinateur sur le disque fixe de 2 To, et une autre sur un disque 2,5 pouces qui ne quitte jamais mon sac. J’ai paramétré le disque 2,5 pouces pour que l’ordinateur puisse redémarrer dessus en cas de crash du disque principal.
Voici un schéma qui sera peut-être plus clair :

Toutes ces manipulations sont moins compliquées qu’elles n’y paraissent, car il existe des logiciels qui s’occupent de tout le transfert de données selon une fréquence souhaitée, sur le disque souhaité, avec le choix d’en faire un disque de démarrage ou pas… Pour les utilisateurs de Mac, je conseille l’excellent « Carbon Copy Cloner« . Time Machine fonctionne bien, mais présente quelques lacunes comme l’impossibilité de paramétrer la sauvegarde en disque de démarrage.
Certaines sociétés proposent des solutions assez sophistiquées, mais, même si les fonctions semblent intéressantes, je doute que le prix élevé soit justifié par rapport à une solution plus personnelle.







