Archive pour le mois de juillet, 2010

Expo à la Clayette : préparation, suite.

Mercredi, juillet 14th, 2010

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Après avoir parlé des tirages, je vais aujourd’hui aborder la question de l’encadrement. Je n’avais, jusqu’à ce jour, aucune notion sur ce sujet, et cette exposition a été pour moi l’occasion de tester la découpe des passe-partout. Ce n’est pas une opération très difficile, mais il y a quelques pièges à éviter. Sur quinze encadrements, je n’ai raté qu’un passe-partout, et avec un peu de pratique, on arrive à de très bons résultats.

La fonction première du passe-partout est de protéger le tirage du contact direct avec le verre, et aussi de mettre en valeur la photo. Il en existe de toutes épaisseurs, et de toutes les couleurs. J’ai choisi du carton contrecollé de 1,5 mm d’épaisseur avec âme blanche qui, une fois découpé en biseau à 45°, encadre l’image d’un petit liseré blanc.

La découpe nécessite un peu d’outillage, et vu le prix du carton (environ 8€ pour un format 50 x 70 cm), il vaut mieux prendre les bons outils et éviter les premiers prix. Et les rares fabricants de ce genre de matériel spécifique l’ont bien compris et en abusent. Il faut, dans un premier temps un cutter à 45°. Après quelques recherches sur la toile, il semble que le modèle de chez MAPED soit celui qui fonctionne le mieux. A 38 € l’outil, c’est d’ailleurs la moindre des choses ! Attention, les lames pour la version à 90° sont différentes (elles sont biseautées sur les deux faces, au lieu d’une pour le cutter à 45°) et ne donneront aucun résultat pour des découpes en biseau.

Pour faire des découpes droites, il faut une règle d’au moins quatre-vingt centimètres, et c’est là que les prix deviennent scandaleux : MAPED propose des règles adaptées au cutter avec une gouttière qui permet de guider l’outil, pour la modique somme de… 60 à 80 €. Vu que celle-ci n’a absolument rien de plus qu’une autre version moins spécifique, à part la gouttière, j’ai opté pour une simple règle de maçon d’un mètre qui a très bien rempli sa mission.

La découpe doit se faire sur une surface n’accrochant pas la lame. Mes premiers essais ont été faits sur une grande planche de contreplaqué, et ce ne fût pas très concluant. La lame du cutter accroche sur le bois et arrache le carton au passage. Il faut que la lame puisse glisser librement sur la surface de découpe pour que les incisions soient franches et nettes. J’ai ensuite utilisé une grande plaque de mousse PVC avec carton contrecollé comme tapis de découpe qui m’a donné entière satisfaction. Les tapis en élastomère prévus pour ce genre de travail ne sont pas adaptés pour des découpes à 45°, ils se détériorent immédiatement.

Une fois les bons outils réunis, il n’y a plus qu’à se lancer. La première étape consiste à tracer la fenêtre image. Il faut se souvenir que le biseau réduira cette fenêtre d’un ou deux millimètres vers l’intérieur (à peu près deux millimètres pour un carton de 1,5 mm d’épaisseur). Il faut en tenir compte si on veut que le biseau arrive au bord de l’image.

On place ensuite la règle de manière à ce que le cutter morde juste sur les traits tracés, on tient fermement la règle, on prend une grande inspiration, et on incise en entrant et sortant le cutter 5 mm à l’extérieur du tracé pour être sûr que le carton se détache sans bavures. La découpe doit se faire en plusieurs passages si nécessaire, sans jamais forcer, sinon la lame se tord et tout part de travers. Il faut à tout prix éviter de rentrer ou sortir la lame au milieu d’un trait de découpe, les incisions seront à coup sûr décalées et se verront tout de suite.

Les tirages et passe-partout sont ensuite placés sous verre. J’ai choisi de ne pas mettre d’encadrement en bois, car le prix devient très vite élevé (le budget pour cette exposition est déjà conséquent), et je préfère laisser le choix aux éventuels acheteurs. Le tout donne un ensemble simple et soigné, facile à réaliser, et les tirages prennent véritablement une dimension supplémentaire une fois habillés d’un passe-partout et sous verre.

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Sauvegarder, ou pleurer…

Mercredi, juillet 7th, 2010

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Depuis quelques mésaventures de disques durs, je prends le problème de la sauvegarde très au sérieux. Après avoir perdu plusieurs Go de données, je n’ai plus confiance en l’électronique (je me demande si j’ai un jour eu confiance). « Heureusement », les données perdues n’étaient pas d’une importance capitale, mais c’est toujours gênant.

Je n’imagine même pas un instant perdre des photos tant l’investissement et la masse de travail sont importants. Le coût du matériel, les déplacements, le temps passé à shooter, à légender et traiter les photos, la valeur sentimentale, sans compter la possibilité de perdre un travail qui n’est pas encore livré ou terminé… Il m’est inconcevable de laisser toute cette énergie à la merci d’un imbécile de disque dur qui a décidé de garder tout ce travail pour lui à jamais !!! Mon volume d’images et de fichiers augmentant considérablement, il a fallut que je pense sérieusement à une solution de sauvegarde, m’assurant la sécurité des données, et la possibilité de les retrouver facilement en cas de problème. Il existe des tas de solutions plus ou moins sûres et/ou coûteuses selon son degré de paranoïa. Je vais donc vous décrire celle qui me convient le mieux. Ce n’est certainement pas la meilleure, mais au moins, je peux dormir tranquille.

Je fais toute mes sauvegardes sur disques durs car c’est ce qui me semble le plus sûr. Les CD sont trop petits, et les DVD ne semblent pas être fiables dans le temps. Les solutions en ligne, bien qu’intéressantes, me posent souci quant aux temps de téléchargement.

Toutes mes images sont shootées en RAW. Au retour d’une séance ou d’un voyage, j’importe tous les fichiers RAW sur le portable pour faire tout l’editing et le traitement. Une fois tous mes fichiers triés et traités, j’exporte la série en JPEG en résolution maximum, et je ne garde sur le disque du portable que ces JPEG. Tous les fichiers RAW sont stockés sur un disque externe de 2To qui ne bouge pas de chez moi. Cette seule sauvegarde ne suffit pas car en cas de vol ou d’incendie, il faut « obligatoirement » une sauvegarde hors site. Pour faire le backup de ce disque, j’utilise des petits disques de poche de 2,5 pouces, un pour chaque année. Les disques des années passée sont donc stockés hors-site dans un endroit sûr, et les données de l’année en cours sont sauvegardée sur un disque 2,5 pouces que je n’amène chez moi que pour effectuer une sauvegarde hebdomadaire (je le stocke dans un endroit ou je peux le récupérer facilement, chez des amis ou autre).

L’autre partie de documents importants à sauvegarder concerne tout le travail annexe aux photos : les articles, les expos, les sauvegardes du site internet, du blog, les documents administratifs… Tout cela représente une masse de fichiers non négligeable qu’il serait vraiment très pénible de perdre. Pour sécuriser tout cela, je fais une copie intégrale et journalière de l’ordinateur sur le disque fixe de 2 To, et une autre sur un disque 2,5 pouces qui ne quitte jamais mon sac. J’ai paramétré le disque 2,5 pouces pour que l’ordinateur puisse redémarrer dessus en cas de crash du disque principal.

Voici un schéma qui sera peut-être plus clair :

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Toutes ces manipulations sont moins compliquées qu’elles n’y paraissent, car il existe des logiciels qui s’occupent de tout le transfert de données selon une fréquence souhaitée, sur le disque souhaité, avec le choix d’en faire un disque de démarrage ou pas… Pour les utilisateurs de Mac, je conseille l’excellent « Carbon Copy Cloner« . Time Machine fonctionne bien, mais présente quelques lacunes comme l’impossibilité de paramétrer la sauvegarde en disque de démarrage.

Certaines sociétés proposent des solutions assez sophistiquées, mais, même si les fonctions semblent intéressantes, je doute que le prix élevé soit justifié par rapport à une solution plus personnelle.

Expo à la Clayette : La préparation

Jeudi, juillet 1st, 2010

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J’avais brièvement parlé du festival « Art en fête » à La Clayette auquel je participe en présentant une exposition. C’est la troisième que je réalise, et je me rends compte aujourd’hui à quel point c’est important pour moi. Je vois mes images toute l’année principalement sur l’écran 13 pouces de mon ordinateur (oui, c’est un peu petit mais on s’y fait très bien), et le plus souvent en format « Web », c’est-à-dire quelques centaines de pixels de large. Autant dire que lorsque je reçois un tirage 30×40 cm ou 40×60 c’est un choc, une redécouverte de la photo, une lecture complètement différente. Exposer est aussi un autre moyen de diffuser son travail, un média plus vivant, où l’on est amené à faire des rencontres et toucher un public autre que les aficionados du web.

Ce post a pour but de partager quelques astuces, que j’aurais bien aimé connaître avant de monter ma première expo…. Je parlerai dans cet article des tirages, puis je reviendrai sur les étapes d’encadrement prochainement.

Monter une exposition ne consiste pas seulement à accrocher des photos sur un mur. C’est pour moi, l’aboutissement d’un travail, d’un projet, le mémoire d’une recherche en quelque sorte… Ce que j’aime quand je visite une exposition, c’est de pouvoir entrer d’un bout à l’autre dans l’univers dans lequel le photographe (ou l’artiste) tente de m’emmener. Je me souviens d’un ami photographe qui me disait un jour alors que je lui demandais des conseils : - »Tu sais, il ne faut pas faire une expo pour qu’elle soit sympa. Il faut qu’elle soit forte, qu’elle captive les gens ». Cela passe évidement par une sélection rigoureuse des images pour présenter un travail consistant et cohérent, mais c’est finalement la base du travail de photographe, et je ne développerai ici que l’aspect « mise en valeur » des photos.

La qualité des tirages est un des points cruciaux. D’une part, les photos doivent être agréables à regarder, et une mauvaise impression ne doit pas ternir la force des images. D’autre part, il faut garder à l’esprit que certains visiteurs peuvent être intéressés et acheter des tirages. La qualité de ceux-ci doit être irréprochable, et surtout elle doit être durable dans le temps. Il est donc important de veiller à la qualité des papiers, des encres, et des matériaux d’encadrement (ils ne doivent pas contenir d’acide ou de substances pouvant dégrader le tirage) et être sûr de leur pérennité. Les imprimantes « grand public » dédiées à une utilisation photo permettent aujourd’hui de faire de très belles impressions durables. L’avantage de cette solution est d’être totalement autonome, de ne pas dépendre d’intermédiaires, et de maîtriser sa chaîne graphique de A à Z. Beaucoup de photographes font de magnifiques tirages chez eux avec leur matériel.

Après quelques essais et recherches, j’ai rejeté cette solution pour plusieurs raisons :

- Cela nécessite un investissement non négligeable. Il faut une imprimante conçue pour la photo, et de taille raisonnable. Le format A4 est un peu limité pour exposer, et les prix des imprimantes A3 bien qu’abordables ne sont pas les plus bas. Il faut y ajouter le coût des consommables (cartouches et papier) qui devient rapidement significatif. Sans compter les impressions ratées : quand l’imprimante s’arrête sans raison au milieu d’un tirage et ce trois fois de suite, l’affaire est beaucoup moins rentable, qu’il s’agisse de temps ou d’argent.

- Faire des tirages d’expo dignes de ce nom est un vrai métier. Maîtriser sa chaîne graphique nécessite beaucoup de temps et d’apprentissage. Chaque papier, chaque encre, donnera un rendu différent. N’étant pas passionné par les histoires de profils ICC, d’espaces colorimétriques (cela mériterait pourtant un article !) et autres, j’ai décidé de n’user ni mon temps ni ma patience pour cette tâche.

Je fais donc confiance à des gens de métier dont l’expérience et les conseils me font gagner du temps. Suivant le type d’image (argentique, numérique, couleur ou noir et blanc) les techniciens me conseillent sur le papier à utiliser, s’assurent que mes fichiers ont le bon profil de couleur associé, la bonne résolution… Ils m’envoient une bande test pour chaque tirage à partir de laquelle je valide l’impression (absolument indispensable). Quand je reçois un tirage, je suis sûr du résultat et n’ai jamais été déçu. Les petits laboratoires ont des prix certainement un peu plus élevés que les grosses « Majors » de l’impression sur internet, mais pour moi, les quelques pourcents de réduction des grosses structures ne remplaceront jamais le contact avec des gens disponibles et de bon conseil (j’utilise l’e-commerce pour des choses moins délicates).

Mes précédents tirages d’expo faisaient 30×40 centimètres (A3) et, si ce format est parfait pour des lieux de petite taille (cafés, restaurants…), je trouve qu’il paraît vite petit dans des endroits plus spacieux, surtout si un espace est dédié à l’exposition. Pour cette exposition, je suis passé à la taille au dessus (40×60), et je dois dire que je n’ai plus envie de faire des tirages plus petits. J’ai l’impression qu’en format 40x60cm, la photo commence « à parler ». Les regards sont plus perçants, les détails sont plus visibles, plus perceptibles. J’ai vraiment la sensation d’être plus absorbé par une image en grand format, ce qui semble logique, mais je ne pensais pas ressentir autant la différence entre les deux tailles.

Même chose pour le choix du papier. Alors que mes premières épreuves étaient faites sur du papier brillant 200 g/m2, je suis passé à un papier mat, légèrement tramé, et d’une densité de 300 g/m2. L’augmentation de la densité me donne des tirages moins sujets au gondolement, et moins délicats à manipuler (surtout en 40×60). Quant à la finition brillante que je trouve parfois trop « claquante », ou éclatante, je lui préfère l’aspect mat qui semble donner plus de texture et de douceur à l’image.

Dans un prochain article, je parlerai de l’encadrement (et plus particulièrement de la découpe des passe-partout), ainsi que tous les éléments annexes à cette expo.

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Les indispensables bandes test pour valider les tirages finaux

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Réception des tirages. Il n'y a plus qu'à encadrer

Le vernissage du festival « Arts en fête » est prévu le 16 juillet à 15h à La Clayette. Je ne pourrai malheureusement pas être présent à cette date, mais je présenterai l’expo et parlerai des photos lors de rencontres prévues le 31 Juillet à 15h Galerie 9, et le 7 Août, même lieu, même heure.


Fond d’écran Juillet 2010

Jeudi, juillet 1st, 2010

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Vous avez terminé messieurs, je vous débarrasse de vos tasses?

Le fond d’écran du mois de Juillet, toujours disponible en deux tailles.

1280×800

2560×1600