Archive pour le mois de juillet, 2009

Préparer son voyage, Episode II : se documenter.

Samedi, juillet 25th, 2009

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En plein dans la préparation de mon prochain voyage pour le Népal, je continue à vous faire part de quelques idées sur les préparatifs d’un voyage. Si vous n’avez pas lu le précédent article, vous pouvez allez faire un tour ICI.

Je ne sais toujours pas si je voyage pour photographier ou si je fais de la photo pour voyager. L’un me sert certainement de prétexte à l’autre et vice versa. Si il y a en revanche une chose dont je suis sûre, c’est que je ne conçois plus un voyage sans photo et chaque fois que je pars, je mets tout en oeuvre pour ramener quelque chose de consistant, de fort, de beau. Avant de partir, je me documente sur le pays afin de pouvoir m’immerger plus facilement dans la culture et mieux la saisir.

Dans un premiers temps, je cherche à savoir ce que je veux montrer exactement, quels thèmes je vais traiter : vais-je consacrer le séjours aux paysages, aux portraits, aux spécialités culinaires, à l’animalier, à la rue. Est-ce que je veux montrer le pays sous un coté exotique, authentique, moderne….

ce choix permet d’une part de savoir ce que l’on vas emmener comme matériel : Le paysage ne nécessite pas les mêmes objectifs que l’animalier par exemple et je me vois mal emporter tout une panoplie pour couvrir tous les sujets. J’aime voyager léger et me limite donc à l’essentiel. De plus, je préfère me concentrer sur un thème et le faire bien plutôt que de vouloir tout faire à moitié.

Le choix du thème conditionne aussi la période du séjours. Chaque saison donne une teinte et un aspect différent aux paysages. Si on s’intéresse à la culture d’un pays, les fêtes traditionnelles permettent de saisir et de comprendre les coutumes d’un pays. Si on veut mettre toutes les chances de son coté pour avoir les « instants décisifs », il vaut mieux prévoir son voyage en fonction (facile à dire :( )

Une fois que je sais sur quel thème je vais m’orienter, je me documente sur ma destination. Je passe beaucoup de temps sur internet, à lire des articles, je parcours les magazines qu’il parlent de la culture, de la faune, de l’histoire, je lis des récits de voyageurs (comme Alexendra David-Néel, sylvain Tesson, Nicolas Vanier…). Autant d’éléments qui éveil mon imagination et alimentera ma créativité une fois sur place. Je regarde une fois de plus beaucoup le travail des autres photographes, pour voir les différents partis pris, l’émotion que d’autres ont pu capter.

Cette étape fait totalement parti du voyage pour moi. La partie imaginaire du périple en quelque sorte. J’ai lu quelque part une citation de je ne sais plus qui (impossible de me souvenir de l’auteur) qui disait « le plus beau des voyages est celui que l’on à pas encore fait ». Je rejoins un peu cette idée : j’aime tellement les mois ou semaines qui précèdent un départ. Mon esprit est en ébullition, et j’imagine déjà les images que j’aimerais faire (c’est grave non? :) ).

Une fois que je me suis bien documenté, je situe les endroits que je juge intéressants sur une carte. Je n’ai pas d’itinéraire vraiment précis, plutôt une suite de points que je veux absolument visiter. Quand je suis sur place, je ne programme rien précisément car j’aime laisser la place aux imprévus, aux surprises, aux découvertes inattendues. Si je découvre un endroit qui me plaît particulièrement, j’aime passer autant de temps que je le souhaite sans avoir d’impératif. Sélectionner et me documenter sur les endroits qui m’intéressent m’évite aussi de tomber dans « les pièges à touristes » (chaque voyage en est truffé !), ou tout autre endroit dénué d’intérêt photographiques ou culturels.


Voilà pour ce qui est de la documentation. J’attache beaucoup d’importance à ce moment qui m’inspire énormément avant de partir. Cela me permet aussi de réfléchir sur plein de sujets annexes à  la photo, de me remettre en question. Un moment qu’on ne peut vraiment partager et qui n’appartient qu’a nous.
Faites de beaux rêves de voyages… ;-)

Exposition « Visages du Laos », aux Rencontres Photographiques d’Arles.

Mercredi, juillet 22nd, 2009

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Si vous passez non loin d’Arles cet été ou que vous allez aux « Rencontres Photographiques« , je vous invite à venir voir mon exposition « Visages du Laos » en festival off au café « Le Monde de Sophie ». Celle-ci se déroule du 10 Juillet au 31 Août en plein coeur d’Arles.

Sophie se fera un plaisir de vous accueillir dans son tout nouveau café pour que vous visitiez l’exposition et vous fera goûter ses spécialités.

Entrée libre.

informations :

Le Monde de Sophie
14bis, rue de la République
13 200 ARLES

tel : 04 90 97 11 03
le.monde.de.sophie@hotmail.fr

Livre à lire : « Within the Frame » de David DuChemin

Samedi, juillet 18th, 2009

signedwtfJe disais dans mon post sur Olivier Grunewald que je passais beaucoup de temps à m’intéresser aux autres photographes. David DuChemin (basé à Vancouver) fait parti de ces photographes qui m’inspirent, pas seulement par leurs images, mais aussi par leur façon de procéder. David fait essentiellement des photos pour des organisations humanitaires en tant que professionnel et n’hésite pas à faire partager son expérience  accumulée au cours de ses voyages et « assignements » (je n’arrive pas à trouver l’équivalent de ce mot en français :) )

Je suis son blog « pixelatedimage.com » depuis quelques années, et je vous conseil vivement d’aller y faire un tour.

David DuChemin vient récemment de rassembler toute cette expérience dans son livre « WITHIN THE FRAME ». C’est tout en anglais, mais même pour ceux qui n’ont que quelques bases, le texte est claire et bien illustré. David traite ici tous les aspects de la photo, depuis les bases (composition, technique, …) jusqu’à des sujets plus poussés comme l’éthique sur la photo de voyage. Selon moi, ce livre s’adresse aussi bien à des débutants voulant apprendre avec de belles photos en exemple qu’à des  photographes expérimentés qui veulent découvrir d’autres méthodes de travail ou idées.

Disponible sur Amazone

Merci Monsieur DuChemin ;)

David Duchemin ne prévoit pas de traduction en français à ce jour, mais si il y a beaucoup de demandes, ….

Interview sur LesPhotographes.com

Lundi, juillet 13th, 2009

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Il y a quelques mois, Maxime Favier du Webzine « LesPhotographes.com » est venu m’interviewer en Savoie, où je pose mon sac à dos entre deux voyages. L’entretient ressemblais plus à une discussion entre deux passionnés et j’ai vraiment apprécié rencontrer ce photographe que je ne connaissais que par internet. Un bon moment de détente.

Dans cette interview, je parle essentiellement de mon parcours photographique, de ma manière d’aborder la photo de voyage… Vous la trouverez ICI.

Si vous ne connaissait pas encore LesPhotographes.com, allez y jeter un coup d’oeil,  vous y trouverez des articles très intéressants. Le magasine parle surtout des gens qui évoluent dans le milieu de la photo : des galeristes, des modèles, des labos de développement et bien sûres des photographes venus de toutes horizons. Le site idéal pour découvrir régulièrement de nouveaux regards !

Je vous glisse également un lien vers le site de Maxime qui explorent beaucoup de genres, et présente des séries intéressantes.

Préparer son voyage, Episode I

Mardi, juillet 7th, 2009

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Je voyage systématiquement par mes propres moyens sans passer par une agence ou autres organismes de tourisme. Je procède ainsi car j’aime être libre d’aller et venir où je veux, quand je veux. Je n’ai pas vraiment d’itinéraire (ou juste un axe nord/sud ou Est-Ouest autour duquel je me ballade) et encore moins de planning précis ! Je découvre souvent l’existence de lieux exceptionnels lors de discutions avec les locaux ou d’autres voyageurs ou tout simplement par hasard. J’aime laisser la place à l’imprévu, et aux surprises.

Cependant, je me suis rendu compte au fil des voyages qu’il est illusoire de penser que « partir à l’aventure » ne nécessite aucune préparation. Même si on part avec un esprit « routard », on est tôt ou tard confronté aux réalités administratives, médicales, politiques ou budgétaire. J’ai vu beaucoup de voyageurs se retrouver dans des situations très peu enviables (plus de sous pour rentrer en europe, impossibilité de se faire évacuer d’une zone isolée suite à une blessure car pas d’assurance…)  et leurs histoires m’ont peu à peu fait prendre conscience de ces réalités (et parfois de mon inconscience).

Je prends beaucoup plus de précautions et passe plus de temps à la préparation de mes voyages qu’auparavant simplement dans le but de pouvoir être complètement libéré de ces contraintes une fois sur place et m’immerger pleinement dans le pays que je visite.

Le but de cet article est de vous décrire comment je prépare mes voyages, du choix de la destination jusqu’à l’arrivé sur place. Tout ce que je vais décrire vous paraîtra peut-être évident, mais ce que j’ai pu voir en voyage me laisse penser le contraire. Si vous avez d’autres astuces et  conseils, tous les commentaires sont les bienvenus.

Choisir sa destination :

Le choix de la destination est d’abord guidé par le rêve, l’imaginaire, des lieux que l’on imagine splendides, paradisiaques. Il y a cependant certains éléments dont il faut s’assurer avant de choisir pour ne pas être déçus voir pire.

La situation politique : avant de prendre tout billet, il me paraît important de s’assurer que le pays que l’on compte visiter ne connaît pas de « crise » majeure ou de conflit violent. Cela paraît évident, mais même dans des pays très touristiques, tout peut basculer d’un jour à l’autre :  des milliers (millions?) de touristes visitent la Thaïlande chaque année, cela n’a pas empêché un bon nombre d’entre eux d’être bloqué 2 semaines dans le pays suite à des Manifestations. Madagascar à récemment été confronté à un coup d’état et des manifestations qui se sont (pour certaines) assez mal terminée. Pendant plusieurs années, le Népal était en pleine rébellion Maoïste, et quelques millier de personnes (les touristes n’ont pas été concerné par ces « pertes ») ne sont plus ici pour en parler. Il n’est pas nécessaire de rentrer dan la paranoïa, mais certains pays connaissent des situations délicates qui demandent quelques précautions pour éviter les « désagréments ».

Le climat : Il est toujours intéressant de se renseigner du type de climat de la destination mais aussi des saisons et choisir (si possible) ses dates de séjours en fonction. Cela évite quelques désagréables surprises. Dans certains pays, les amplitudes sont énormes tant en température qu’en précipitation. L’Asie par exemple n’aura absolument pas le même aspect lors de la mousson ou en période sèche. En Nouvelle-Zélande, en parcourant 500 km, on peut passer d’un climat semi-aride à un climat « tropical » avec une pluviométrie atteignant les 10m d’eau par an… Il faut donc être sûre de « supporter » le climat et s’équiper en conséquence. Je parlais plus haut d’inconscience : j’ai frisé l’hypothermie lors d’un bivouac parce que j’avais sous-estimé la météo et que je n’étais pas correctement équipé…une fois mais pas deux !!!

La culture et les principes culturels : c’est le point qui me semble être le plus important. Un voyage, hormis la détente et la découverte, est une confrontation entre deux cultures et il faut être prêt à accepter certains principes qui peuvent nous paraître révoltants  ou inadmissibles : si vous n’aimais pas vous habiller modestement, ce n’est peut-être pas la peine d’aller dans un pays où la bourka est de rigueur. Si vous ne supportez pas que l’on tue des animaux, évitez le Népal ou l’Inde où les hindouistes sacrifient buffles, chèvres et poulets en pleine rue avant d’asperger le temple de sang et de le décorer avec les entrailles.
Tout ces exemples pour dire que le voyage nécessite une remise en question et l’acceptation de coutumes qui ne nous sont pas forcément naturelles et que nous nous devons de respecter. Si certaines choses nous semblent insurmontables, peut-être vaut-il mieux passer notre chemin et nous orienter vers une autre destination plutôt que de mal vivre son voyage et éventuellement rentrer en conflit avec la culture que l’on découvre.

Toutes les informations nécessaires à la préparation des voyages sont biens sûre disponibles dans les guides, mais je ne me limite jamais à cette seul source d’information. Internet est évidement une source quasi inépuisable, mais ce sont souvent les discussions avec d’autres voyageurs qui m’amènent à m’intéresser à une destination.

Je m’arrêterais ici pour cette première partie. On pourrait écrire un livre entier sur ce sujet, mais là n’est pas le but de cet article. Je souhaite simplement partager ma petite expérience et les observations accumulées lors de mes voyages. Le prochain article de cette série concernera la partie administrative de la préparation. L’aspect le plus rébarbatif (je déteste quand ce moment arrive), mais aussi le plus délicat. ;-)

Influences : Olivier Grunewald

Jeudi, juillet 2nd, 2009

Il y 5 ans, la photo était enfouie très loin dans mes souvenirs et je n’aurais absolument pas pensé ressortir l’appareil de mon père un jour. Je n’y aurais pas pensé jusqu’à ce jour où, en feuilletant « Trek Magazine », je tombe sur CETTE image d’Olivier Grunewald. Ce fut comme un choque, une révélation. Je venais de saisir, en une image, ce qu’était la photographie et la force que celle-ci pouvait avoir. Avec une photo, Olivier Grunewald m’a raconté l’histoire de ce coléoptère qui capte l’eau de la rosée pour survivre… dans le désert de Namibie. Avec une photo, il m’a fait découvrir le mode de vie d’un animal, l’environnement dans lequel il évolue, et en même temps, qu’il pouvait exister un tel animaux dans un désert.

Ce n’est que très peu de temps après (2 jours) que je me suis racheté un appareil et quelques pellicules, bien décidé à traquer tout les coléoptères de la région :-) . Aujourd’hui, Olivier Grunewald est une de mes principales références photographiques d’une part par la qualité des images qu’il publie, mais aussi pour son engagement et sa manière de travailler.

Olivier photographie principalement les paysages dans leur état le plus sauvage, le plus brut comme au premiers jours de la terre. Pour cela, il n’hésite pas à se mettre dans des situations peu confortables (proximité de volcans, éruptions, etc) et surtout à attendre jusqu’à des semaines pour avoir la lumière qu’il désire (sans forcément l’obtenir d’ailleurs). Une rigueur de travail que je m’efforce d’adopter comme je le décrit dans mon post précédent.

Olivier n’a pas de site internet (quel dommage !!!), et il n’est pas vraiment évident de suivre son actualité. je vous mets quand même quelques liens où vous trouverez ses images, sa bibliographie et quelques interviews :

Un interview ICI et un autre ICI, quelques images de son travail sur les volcans ICI. Ne manquez les extraits de son livre sur la Namibie ICI, une de ces œuvres que je préfère. Vous trouverez d’autres liens en cherchant un peu. ;-)

Je m’intéresse beaucoup au travail des autres photographes, pour apprendre mais aussi pour rêver,  voir de belles images. Je vous ferais partager un mes coups de coeurs chaque moi en vous parlant de photographes qui m’inspirent par leur style, le manière de travailler ou bien leur philosophie. N’hésitez pas à me faire part de vos références, je suis toujours à la recherche de nouveaux regards !