Fond d’écran Mars 2010

mars 4th, 2010

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Le fond d’écran du mois de Mars, avec un peu de retard, désolé pour les impatients ;-) .

Cet image date de l’an dernier, et a été prise sur les bords du lac Phewa, à Pokhara au Népal.

 

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Le mois de Février fût assez mouvementé, et j’ai dû laisser le blog de côté… pour mieux préparer les projets qui s’accumulent. La fin de la saison d’hiver me laissera plus de temps pour publier. A suivre ;-)

Shooting pour une ONG : Suvadra

février 4th, 2010

 

Lors de mon dernier voyage au Népal, j’ai été amené à rencontrer Joyce Van Rijen et Krishna Khaitu qui, ensemble, gèrent une Organisation Non Gouvernementale à Bhaktapur. Leur Association « Suvadra » a pour but de prendre en charge des enfants handicapés et de leur donner les moyens de mener une vie normale malgré leur handicap. La situation des enfants handicapés au Népal est difficile et compliquée. Les familles, au mode de vie bien souvent modeste, ont du mal à accepter une invalidité qu’elles ne comprennent pas et ne savent pas gérer. Les enfants sont souvent mal considérés et n’ont quasiment aucun avenir. Il ne s’agit certainement pas d’une marque de cruauté ou de malveillance, mais d’une réaction d’impuissance due au faible niveau d’éducation, à l’inexistence de structures spécialisées et d’une aide aux familles. Viennent s’ajouter à cela quelques croyances et idée reçues.

Joyce et Krishna ont donc décidé de créer une structure pour accueillir une quinzaine d’enfants et leur donner les clés pour accéder à l’autonomie et pouvoir mener une vie indépendante dans la société ou au sein de leur famille. J’ai été touché par leur approche et la manière dont ils travaillent : Pas question de s’apitoyer sur le sort des enfants, mais une véritable volonté d’aller de l’avant et de les amener vers une vie normale, quelque soit le handicap ou l’incapacité.

Après plusieurs discussions, nous avons convenu d’une date pour une séance photo afin d’illustrer le travail de Suvadra. Le but était de faire des images que l’association pourrait utiliser pour son site internet ou pour des brochures. Il fallait faire des images correspondant à l’état d’esprit de l’association, et pour Suvadra, le parti pris était clair : montrer des enfants vivants, pleins d’espoir, pas des handicapés à l’air triste pour attendrir les foules. Cela tombait bien, car je ne souhaite pas montrer les gens sous un aspect misérable, mais faire ressortir ce qu’ils dégagent de mieux, quelque soit leur condition.

J’ai eu pas mal d’appréhensions avant de faire la séance photo car je suis très mal à l’aise avec tout ce qui touche au « médical » et ce qui induit ou a pu induire de la « souffrance ». Même si Joyce et Krishna m’ont expliqué le cas de chaque enfant, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et surtout quelle serait ma réaction. Mais c’est en allant au-delà de ces appréhensions qu’on progresse, et c’est anxieux mais déterminé que je me suis rendu à la maison de Suvadra le jour du shooting.

Avant de sortir mon appareil, j’ai d’abord passé du temps à établir un contact avec les enfants. Cela m’a surtout permis de me mettre à l’aise, d’aller au delà de mes inquiétudes, de cerner chacun d’eux et ce qu’ils dégagent. J’ai très vite oublié mes appréhensions, car les enfants sont très directs et sans à priori. Après une bonne heure et demie de prise de contact, j’ai commencé à sortir mon matériel et à prendre des photos. J’aurais aimé prendre plus de temps sans l’appareil, mais je ne disposais que d’une journée pour faire les images.

J’aime de plus en plus mener ce genre de commandes se déroulant sur un temps très court avec des conditions qu’on ne maîtrise pas et souvent des lumières désastreuses. C’est, je trouve, la meilleure façon de progresser et d’être capable de s’adapter à n’importe quelle situation.

Comme très souvent dans ce genre de situation, la lumière était ce qu’il pouvait y avoir de pire : un soleil éclatant en plein milieu de la journée et des environnements pas toujours photogéniques. Pas question d’attendre les belles et douces lumières du soir, il fallait que je prenne les enfants dans leur quotidien et en pleine activité. Pour éviter d’avoir des ombres trop marquées sur les visages, j’ai parfois utilisé un réflecteur pour apporter de la lumière sur les parties un peu bouchées. Plus facile à dire qu’a faire quand on a pas d’assistant et qu’on doit tenir le réflecteur, l’orienter précisément et photographier des sujets qui bougent….énormément. Ces enfants ont une énergie incroyable et il n’a pas été très difficile de faire des images porteuses de vie, de joie et d’énergie.

Comme je travaille avec des focales fixes et qu’il me fallait être réactif, j’ai utilisé, pour cette séance, deux boîtiers simultanément avec deux objectifs différents (24mm et 50mm). J’utilise très rarement deux boîtiers en même temps car j’aime être discret, mais j’ai été assez surpris par la rapidité à laquelle mes sujets ont « oublié » les appareils. Au début, l’attention était un peu tournée vers mon attirail, mais je me suis assez vite senti « invisible » et j’ai pu saisir des expressions et des moments spontanés sans qu’il y ait de gêne due à ma présence.

Cette expérience, au delà de l’aspect photographique, m’a énormément apportée. J’ai été tout simplement impressionné par le travail et les résultats qu’obtenait l’association Suvadra. Plusieurs enfants ont fait d’incroyables progrès en peu de temps et peuvent maintenant envisager une vie en autonomie et un réel futur. D’autre rencontrent plus de difficultés et n’atteindront jamais l’indépendance de certains, mais ils ont au moins une structure adaptée pour faire face à leur invalidité, aussi long et difficile ce combat soit-il.

Une très belle expérience que je renouvellerai.

Si vous souhaitez contribuer au travail de l’association SUVADRA, vous pouvez vous rendre sur le site officiel, ou envoyer un email à Joyce ou Krishna.

Fond d’écran Février 2010

février 1st, 2010

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Je randonnais avec des amis Népalais dans la région du Helambu, non loin de la vallée de Kathmandou et nous marchions déjà depuis trois ou quatre jours. Jusqu’ici, les conditions météo nous avaient été plutôt pénibles et n’allaient pas en s’améliorant.

 

La journée n’avait pas très bien commencé : nous avions débuté la journée un peu trop tard, la pluie ne cessait de tomber, et nous avions pris beaucoup de retard pour arriver avant la nuit au prochain refuge. Le jours s’effaçait peu à peu et nous commencions à être exténués.

 

Alors que nous prenions une petite pause avant d’attaquer les deux heures restantes pour arriver au refuge, ce magnifique spectacle s’offrit à nous. Les derniers rayons de soleil s’infiltraient subtilement à travers la couverture nuageuse, et une bande de pluie rendait la scène encore plus impressionnante. Je pris mon appareil, déclenchai quelques fois, puis, cinq minute après, nous étions dans l’obscurité totale…Il nous restait encore deux heures de marche pour arriver au refuge, évidement la pluie ne nous a pas épargné avant notre arrivé, mais nous avons atteint notre destination sans embûche.

 

Tant de labeur pour vous offrir un fond d’écran… 

comme d’habitude en 2 versions

 

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;-)

 

 

L’instant décisif, ou l’art de la patience

janvier 27th, 2010

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Pour qui s’intéresse un minimum à la photo, la notion d’instant décisif formulé par Henri Cartier-Bresson n’est pas inconnue.


Lorsque j’ai commencé la photo, je me suis souvent demandé comment des photographes tel que Robert Doisneau, Steeve McCurry, ou justement Henri Cartier-Bresson arrivaient à capter ces instants décisifs et avec autant de succès. Comment faisaient-il pour avoir le bon passant, le bon rayon de soleil, ou ce chien qui passe dans le dernier plan de l’image et qui donne tout son sens à la photo et ce avec des compositions toujours impeccables. Je pensais que tout ceci relevait d’un peu de chance et de la capacité de l’artiste à « flairer les bons coup ».


En m’intéressant de plus près à certain photographes, je me suis dis que ceux-ci étaient vraiment chanceux et avaient beaucoup de flaire. Je me suis vite aperçu qu’en fait il n’en était rien.


Je me suis rendu compte en progressant que toute cette histoire d’instant décisif était surtout affaire d’acharnement et de persévérance. Je m’en suis rendu compte lorsque j’ai pris la photo que j’utilise pour mon exposition « visages du Laos »


J’arpentais les ruelles d’un village, lorsque j’ai vu ces enfants jouer à « attrape moi si tu peux ». Je savais que je pouvais faire une bonne photo avec toute cette joie et cette énergie émanant de ce groupe d’enfants. Je me suis donc fait discret et me suis assis dans un coin de la ruelle. J’ai d’abord observé les gamins pendant un bon moment, puis, je suis resté pendant une heure au moins à déclencher.


Sur tous les clichés que j’ai pris de cette séance, seul un m’a satisfait, avec le bon gamin, ayant la bonne expression, qui est passé au bon endroit, avec les bons personnages en fond… au final, et à force de patience, j’ai réussi à avoir la photo que je voulais et capter l’instant qui me paraissait  décisif.


L’instant décisif est avant tout une question d’acharnement et de persévérance. Quitte à retourner à l’endroit propice plusieurs fois de suite, noter les heures de passage de telle personne, tel vélo, tel chien et de rester posté des heures pour saisir cet instant. En m’intéressant aux méthodes de travail des photographes que je pensais chanceux et ayant du flair, ma compréhension de l’instant décisif s’est confirmée.


Il s’agit avant tout de passer de nombreuses heures à chercher les endroits propices, chercher le meilleur cadrage, et de nombreuse heures à attendre.


Une histoire de patience, et d’observation…


Un peu de lecture pour 2010

janvier 10th, 2010

 

 

L’hiver s’annonce frais, très frais et ces températures invitent plus à rester chez soi au coin du feu à lire des livres qu’à sortir son boîtier. Si vous ne saviez pas dans quels ouvrages vous plonger cet hiver, voici une petite sélection de ceux que je me suis réservé pour les prochains mois ou que je compte relire :

 

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Within the frame  (David DuChemin) : j’en avais déja parlé ICI. Un bouquin très intéressant qui aide vraiment à développer une démarche photographique sans se focaliser sur le matériel. A avoir sur son étagère…pour ceux qui parlent et lisent un minimum d’anglais ;-) .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

follmiConseil d’un photographe voyageur (Olivier Föllmi) : Un petit livre où l’on découvre les coulisses du travail de ce photographe que j’admire toujours autant. Olivier nous dévoile son quotidien de photographe-globe-trotter en agrémentant ces explications d’histoires,  de rencontres comme je les affectionnent, avec bien sûr de très belles images. vous le trouverez ICI aux éditions de la martinière.

 

 

 

 

 

 

 

 

mccurrySteve McCurry (Anthony Bannon) : McCurry est certainement l’un des photographes les plus marquants de notre époque. Je me replonge souvent dans ces images pour comprendre ce qui fait qu’elles soient si fortes, si parlantes, pour essayer de saisir l’engagement et les messages de ce photographe. Ce livre rassemble ces photos les plus connues avec les explications et interprétations de Anthony Bannon.

 

Aux éditions Phaidon, on le trouve ICI

 

 

 

 

dewildeA hauteur d’homme (Patrick de Wilde) : J’avais déjà remarqué ce livre, sans pour autant m’y intéresser plus que ça, et un amis me l’a récemment prêté. Patrick DeWilde photographie les peuples qu’il rencontre depuis 25 ans et s’attache à transmettre la beauté et la dignité de ces ethnies qu’il a croisé durant ces années de voyage. Des portraits simple mais forts, accompagnés de quelques citations.

 

Aux éditions de la Martinière, en vente ICI 

 

 

 

 

 

 

 

 

mitchellkMitchell Kanashkevich : Pas de livre « papier » pour ce jeune photographe dont j’aime beaucoup le travail, mais deux e-Book à télécharger en format PDF.

 

Dans son premier « livre numérique », Mitchell nous propose un Tutoriel sur le post traitement des images. 

 

Dans le second, Mitchell nous fait découvrir sa gestion et son interprétation de la lumière avec différents outils tel que le flash, le réflecteur ou tout simplement la lumière naturelle. Cet ouvrage, est pour moi un « must-have » car il explique simplement et concrètement avec des schémas et exemples comment mettre en lumière un sujet. 

 

Les e-books sont disponibles sur le site de Mitchell, et n’oubliez pas de faire un tour sur son blog, il y a de très très belles images. Ah oui, petit détail, c’est encore en Anglais.

 

 

 

Bien que je ne reparte pas à l’étranger d’ici quelques mois, et que l’hiver soit rude, mes appareils ne sont pas rangés au placard pour autant et mes soirées ne se passeront pas qu’au coin du feu à bouquiner, elles seront même assez fraîches.

 

De retour dans mes montagnes savoyardes que j’aime tant, je shooterais essentiellement du ski cette hiver et je travail d’ailleurs sur un autre site web dédié à la photo de sport de glisse et de concert avec peut-être…. le blog associé au site. Sans compter ce que je suis en train de préparer avec les images ramenée de mon dernier voyage au Népal. Pas mal de boulot en perspective, je pense que je vais un peu moins dormir cette saison !!! 

 

L’ambiance du milieu du ski est bien différente de ce que je rencontre en voyage. Un tout autre esprit et une approche de la photo très différente mais néanmoins très intéressante où l’on peu vraiment laisser libre cours à sa créativité. A suivre…

Fond d’écran Janvier 2010

janvier 2nd, 2010

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Meilleurs voeux à tous, et à toutes !!

 

Pour le premier fond d’écran de l’année 2010, je vous offre un bouquet de « Kalkalo ». Ce légume est utilisé dans certaines parties du Népal. D’abords découpé en fines tranches, puis séché au soleil il est ensuite stocké et consommé pendant la période hivernale. Il est en général préparé avec d’autres légumes et épices pour faire le Dhal-bhat, Le plat national du Népal.

 

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Et la photo devient un jeu

décembre 16th, 2009

femme-nepal-gurung1Cliquez sur la photo pour voir la série.

Je séjournais déjà depuis quelques jours dans un village du Népal et je logeais dans une petite Guest House (qui était plus un logement chez l’habitant qu’un « hotel ») tenue par deux femmes, Loxmi 79 ans et sa fille Tiza âgée d’une cinquantaine d’année. Je fus incroyablement reçus et suis resté trois semaines avec elles à observer et apprendre la vie des paysans Népalais.

Au milieu de mon séjour, j’ai organisé une petite « séance photo ». J’avais déjà la photo en tête quelques jours avant et j’ai dis à mes deux modèles la veille que je souhaiterais faire une photo d’elles dans leur cuisine lors de leur « pause thé » quotidienne. Tiza et Loxmi semblaient assez enthousiastes. C’était peu dire.

Le lendemain matin, je sortais tout mon attirail : L’appareil, monté sur le trépied, la télécommande (pour ne pas avoir l’oeil rivé derrière le boîtier et communiquer plus aisément avec les modèles), et le fin du fin, un réflecteur pour « déboucher » les parties sombres tenu par un aide. Il n’en fallait pas plus pour que mes deux stars en herbe se prennent au jeu et s’activent à réajuster leurs robes, réarranger leurs coiffures, masquer un pli disgracieux, comme de vraie modèles pros :-) .

La séance à durée une dizaine de minutes tout au plus, dans une ambiance de plaisanteries et d’éclats de rire !

Le portrait et la photographie « humaniste » ne sont pas choses aisées. Pour moi, il n’est jamais évident de rentrer dans l’intimité des gens et de leur pointer un appareil photo devant le nez. Lorsque je photographie une personne, j’ai toujours cette pudeur qui m’amène plein de questions : « Est-ce que je ne l’embête pas avec mes photos, est-ce que je n’abuse pas de son temps, Il doit en avoir marre d’être tout le temps pris en photo… ».

Il faut admettre que dans les zones fréquentées par le tourisme, certaines personnes sont très sollicitées pour des portraits et pas toujours de la façon la plus délicate (Il y a même beaucoup, beaucoup de comportement choquant de la part de certain photographes je trouve… mais c’est un autre sujet) et deviennent assez réticentes à l’idée de se faire tirer le portrait une énième fois de plus.

Mais quelque fois, la photo peut devenir un jeu et un moment de plaisir pour le photographe et pour le(s) modèle(s). En prenant son temps, en tissant des liens, une complicité, les gens prennent confiance, et deviennent plus détendus. Je pense que l’installation de tout le petit matériel y fait aussi un peu : en montrant que l’on veut faire une photo sérieuse et dans les meilleurs conditions possible, les modèles se sentent honorés de toute cette attention et posent sans hésiter. C’est en tout cas ce que j’ai ressenti en faisant cette séance et quelques autres.  Il va de soi que dans ce cas, il faut envoyer quelques tirages aux personnes photographiées !!!!! Si elles jouent le jeu, il faut le jouer aussi.

Au final, je suis satisfait du résultat obtenu car la photo correspond à ce que j’ai eu en tête dés que j’ai vu la cuisine, mais je suis surtout content de la manière dont c’est déroulée cette séance et de l’ambiance qu’il y avait.

Comme je le disais un peu plus haut, je suis un peu « obsédé » par ces questions d’éthique et il m’arrive parfois d’avoir du mal à vaincre ma timidité. Cette séance m’a beaucoup motivé à refaire ce genre d’expérience et m’a fait prendre conscience que la photo pouvait être un jeu et source de bonne humeur, sans être vécus comme une contrainte ou du voyeurisme. Tout dépend (une fois de plus) comment l’on s’y prend et comment l’on aborde les gens.

Apologie du 50mm

décembre 9th, 2009

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Le matériel photo n’est pas ce qui me passionne le plus dans cette activité, mais il y a cependant des outils dont je ne pourrais pas me passer et qui influent directement sur mes images et sur mon style.

Le 50 mm en fait partie. Lorsque je parcours ma bibliothèque d’images, je m’aperçois que 70% de mes images sont faites avec cette longueur focale. Lorsque je me suis remis sérieusement à la photo, j’ai essayé tout un tas d’objectifs à focale variable (zoom) sans jamais trouver quoique ce soit de convainquant pour ce que je recherchais.

Je suis finalement revenu à mes premières amours car le 50 mm est en fait le premier objectif que j’ai utilisé avec le petit réflex argentique que mon père m’a prêté dès mes 10 ans.

Aujourd’hui, j’utilise le 50 mm pour plusieurs raisons :

Fut un temps, cette focale était proposée d’office avec les boîtiers et à donc été très largement diffusée. La technologie est donc  aboutie et peu coûteuse. Aujourd’hui, même un 50 mm entré de gamme (f1.8) valant une centaine d’euro offre une qualité d’image à laquelle bien des objectifs à focale variable plus coûteux ne peuvent prétendre.

Si cette focale allège les dépenses, elle allège également le sac à dos. A part les modèles ultra haut de gamme qui ouvrent à f1.2 (si vous aviez 1400€ dont vous ne saviez quoi faire…), les 50 restent assez compacts et légers, qualités que j’apprécie particulièrement lors des longues randonnées. Cela permet également de rester discret et de ne pas avoir un « monstre » hyper voyant vissé sur le boîtier et de le glisser aisément dans la poche si on change d’objectif fréquemment.

La focale fixe oblige à se déplacer plutôt que de simplement tourner la bague du zoom et rester les pieds cloués à un seul endroit. Chaque variation de cadrage oblige à bouger (de quelques centimètres parfois), à tourner autour de son sujet, à essayer… cela pousse à travailler ces prises de vue plus précisément je trouve, et influe directement sur la qualité de ses compositions.

Techniquement parlant, ces objectifs offrent une grande ouverture et permettent de travailler dans des conditions de lumières très faibles sans trop monter la sensibilité. J’aime aussi jouer avec les faibles profondeur de champs dans mes images, pour pouvoir faire ressortir le sujet principal de son environnement. Les grandes ouvertures du 50 offrent tout le plaisir de jouer entre les premiers plans nets et les fonds flous.

j’aime  particulièrement travailler le portrait avec le 50 mm car c’est la focale qui donne la vision la plus proche de l’oeil humain. Les images produites ont, à mon avis, un aspect plus réaliste, plus « authentique » que des focales courtes comme le 24 mm par exemples. Mais ce qui me paraît le plus important est la relation que cette focale impose avec son sujet : ici, pas question de tricher en prenant des photos à la volée comme on serait tenté de le faire avec des focales plus longues. Le 50 impose une proximité avec le « modèle » qui oblige à avoir son accord. Autant dire que cela nécessite d’abord un échange, une discussion, une complicité qui se ressentira forcément dans l’image.

En ce qui me concerne, ceci fait partie intégrante de ma démarche. Je ne cherche pas à juste photographier des gens, mais, dans la mesure du possible, à transmettre l’émotion, le charisme, ou le charme qu’ils dégagent. Par la « discipline » et l’honnêteté  qu’il impose sur ce point, le 50 mm est pour moi l’outil idéal et indispensable.

Pour finir avec ce post, si vous comptez acheter votre premier reflex numérique, fuyez absolument les zooms vendus avec le kit (souvent un 18-55 mm ouvrant maximum à f3,5 voir f5,6). La construction est souvent médiocre, la qualité d’image vraiment peu valorisante, et les ouvertures vous brideront lamentablement dans les faibles lumières qui sont souvent les plus intéressantes.

Préférez l’achat d’un boîtier nu et offrez vous un petit (ou un beau) 50 mm, même entré de gamme. Pensez aussi aux vieux objectifs que l’on trouve d’occasion pour moins d’une bouchée de pain et qui se montent facilement sur les boîtiers numériques via des bagues d’adaptation. J’utilise encore l’objectif de mon « enfance » (un 50mm f1,8 Zuiko autrefois monté sur l’OM10 de mon père) en secours, et je le trouve même plus performant que certains objectifs récents…et 10 fois plus solide !!!!!!!!!

Il ne vous reste plus qu’à fouiller dans le grenier ou à courir dans le magasin photo le plus proche. ;-)

Histoire d’une photo : Le Gardien du temple.

décembre 6th, 2009

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Je déambulais sereinement dans les rues d’une ville Népalaise aux allures médiévales. Le temps était humide, il allait certainement pleuvoir. Le soleil, filtré par la couche de nuages, diffusait une douce lumière à la teinte dorée. Après quelques détours et coins de rues, j’arrivais sur l’une des places principales de la ville : un grand espace pavé de brique rouge qui fait office de parvis d’un temple hindouiste qui trône fièrement au bout de la place.

Je m’avance devant le vieil et imposant édifice et aperçois, assis à l’entrée, un personnage à l’allure singulière. Il s’agit d’un mendiant qui à élut domicile sous le porche du temple. Celui-ci croise mon regard, puis, sous son épaisse barbe blanchâtre, me tend un sourire. Je le salut en joignant les deux mains et celui-ci, d’un geste de bienvenue, m’invite à m’installer sous le porche et y passer un moment. J’accepte cette invitation et m’assoie à l’une des extrémité du porche.

De ce promontoire divin, j’observe l’effervescence de la place et me perd dans mes pensées. Je contemple cette scène à l’allure théâtrale qui prend parfois des aires de comédie : des enfants qui se disputent un cerf-volant, des chiens qui se courent  après, des chèvres qui errent sans but aux quatre coins de la place, des femmes vêtues de somptueux Saris vivement colorés, des anciens qui regardent passer le temps, des tracteurs transportant fruits, légumes, poules, poteries… toute cette vie défile inlassablement devant mes yeux. J’imagine qu’il y a quelques siècles, la même scène se jouait de la même manière. Un vieil homme vint s’asseoir non loin de moi et scruta cette douce effervescence, juste pour laisser filer le temps.

Une légère pluie se mit finalement à tomber. Les Pavés normalement d’aspect mat et rugueux, se mirent à luire, réfléchissants la douce lumière ambiante. La place sembla alors se draper d’une étoffe tissée de fil d’or et tout ces pavés rayonnèrent tel des lingots en plein soleil. L’ambiance était incroyable, presque irréelle. Le vieil homme installé près de moi, comme inspiré par cette paisible atmosphère, se mit à fredonner un air traditionnel quelque peu mélancolique. Sa voix, érodée par les années, était en parfaite harmonie avec les lieux et rendait cet instant magique. Tous les élément semblait s’être réunis pour m’offrir ce sublime spectacle. Adossé au vieux murent du temples, j’étais apaisé, serein, détendu et profondément ému par tant de beauté.

Je me disait alors que le mendiant ne m’avait pas invité sous ce porche pour rien. C’était comme-ci celui-ci, tel un gardien du temple, m’avait dit :

- »viens donc prendre le temps de découvrir ce que cet endroit ancestral a à te montrer. Viens écouter ce que ces murs, chargé de centaines d’années d’histoire, ont à te transmettre. Pose toit et observe sereinement. »

Je repartais du temple totalement serein et je saluais respectueusement le « gardien du temple » avant de descendre les marches.

Je n’ai pris la photo de ce Gardien peu banal que quelques jours après. Je suis revenue plusieurs fois sous le porche du temple pour m’y détendre, lire, écrire, réfléchir et le mendiant m’invita à chaque fois de la même façon.

Parfois, il est bon de ralentir, voir même s’arrêter. Savoir laisser filer le temps sans avoir d’impératif car parfois, en perdant du temps, on y gagne beaucoup.

Fond d’écran Décembre 2009

décembre 3rd, 2009

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Le dernier fond d’écran pour cette année 2009, avec un couché de soleil au Népal. Cela faisait plusieurs jours que je revenais au même endroit pour photographier ce paysage en espérant avoir de beaux nuages ou un temps orageux, sans succès. Puis finalement, un soir, une invitée spéciale à fait son apparition et la lune m’a gratifiée d’un fin croissant lumineux…

Le fond d’écran est disponible comme d’habitude en deux dimensions.

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