Expo à la Clayette : préparation, suite.

juillet 14th, 2010

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Après avoir parlé des tirages, je vais aujourd’hui aborder la question de l’encadrement. Je n’avais, jusqu’à ce jour, aucune notion sur ce sujet, et cette exposition a été pour moi l’occasion de tester la découpe des passe-partout. Ce n’est pas une opération très difficile, mais il y a quelques pièges à éviter. Sur quinze encadrements, je n’ai raté qu’un passe-partout, et avec un peu de pratique, on arrive à de très bons résultats.

La fonction première du passe-partout est de protéger le tirage du contact direct avec le verre, et aussi de mettre en valeur la photo. Il en existe de toutes épaisseurs, et de toutes les couleurs. J’ai choisi du carton contrecollé de 1,5 mm d’épaisseur avec âme blanche qui, une fois découpé en biseau à 45°, encadre l’image d’un petit liseré blanc.

La découpe nécessite un peu d’outillage, et vu le prix du carton (environ 8€ pour un format 50 x 70 cm), il vaut mieux prendre les bons outils et éviter les premiers prix. Et les rares fabricants de ce genre de matériel spécifique l’ont bien compris et en abusent. Il faut, dans un premier temps un cutter à 45°. Après quelques recherches sur la toile, il semble que le modèle de chez MAPED soit celui qui fonctionne le mieux. A 38 € l’outil, c’est d’ailleurs la moindre des choses ! Attention, les lames pour la version à 90° sont différentes (elles sont biseautées sur les deux faces, au lieu d’une pour le cutter à 45°) et ne donneront aucun résultat pour des découpes en biseau.

Pour faire des découpes droites, il faut une règle d’au moins quatre-vingt centimètres, et c’est là que les prix deviennent scandaleux : MAPED propose des règles adaptées au cutter avec une gouttière qui permet de guider l’outil, pour la modique somme de… 60 à 80 €. Vu que celle-ci n’a absolument rien de plus qu’une autre version moins spécifique, à part la gouttière, j’ai opté pour une simple règle de maçon d’un mètre qui a très bien rempli sa mission.

La découpe doit se faire sur une surface n’accrochant pas la lame. Mes premiers essais ont été faits sur une grande planche de contreplaqué, et ce ne fût pas très concluant. La lame du cutter accroche sur le bois et arrache le carton au passage. Il faut que la lame puisse glisser librement sur la surface de découpe pour que les incisions soient franches et nettes. J’ai ensuite utilisé une grande plaque de mousse PVC avec carton contrecollé comme tapis de découpe qui m’a donné entière satisfaction. Les tapis en élastomère prévus pour ce genre de travail ne sont pas adaptés pour des découpes à 45°, ils se détériorent immédiatement.

Une fois les bons outils réunis, il n’y a plus qu’à se lancer. La première étape consiste à tracer la fenêtre image. Il faut se souvenir que le biseau réduira cette fenêtre d’un ou deux millimètres vers l’intérieur (à peu près deux millimètres pour un carton de 1,5 mm d’épaisseur). Il faut en tenir compte si on veut que le biseau arrive au bord de l’image.

On place ensuite la règle de manière à ce que le cutter morde juste sur les traits tracés, on tient fermement la règle, on prend une grande inspiration, et on incise en entrant et sortant le cutter 5 mm à l’extérieur du tracé pour être sûr que le carton se détache sans bavures. La découpe doit se faire en plusieurs passages si nécessaire, sans jamais forcer, sinon la lame se tord et tout part de travers. Il faut à tout prix éviter de rentrer ou sortir la lame au milieu d’un trait de découpe, les incisions seront à coup sûr décalées et se verront tout de suite.

Les tirages et passe-partout sont ensuite placés sous verre. J’ai choisi de ne pas mettre d’encadrement en bois, car le prix devient très vite élevé (le budget pour cette exposition est déjà conséquent), et je préfère laisser le choix aux éventuels acheteurs. Le tout donne un ensemble simple et soigné, facile à réaliser, et les tirages prennent véritablement une dimension supplémentaire une fois habillés d’un passe-partout et sous verre.

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Sauvegarder, ou pleurer…

juillet 7th, 2010

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Depuis quelques mésaventures de disques durs, je prends le problème de la sauvegarde très au sérieux. Après avoir perdu plusieurs Go de données, je n’ai plus confiance en l’électronique (je me demande si j’ai un jour eu confiance). « Heureusement », les données perdues n’étaient pas d’une importance capitale, mais c’est toujours gênant.

Je n’imagine même pas un instant perdre des photos tant l’investissement et la masse de travail sont importants. Le coût du matériel, les déplacements, le temps passé à shooter, à légender et traiter les photos, la valeur sentimentale, sans compter la possibilité de perdre un travail qui n’est pas encore livré ou terminé… Il m’est inconcevable de laisser toute cette énergie à la merci d’un imbécile de disque dur qui a décidé de garder tout ce travail pour lui à jamais !!! Mon volume d’images et de fichiers augmentant considérablement, il a fallut que je pense sérieusement à une solution de sauvegarde, m’assurant la sécurité des données, et la possibilité de les retrouver facilement en cas de problème. Il existe des tas de solutions plus ou moins sûres et/ou coûteuses selon son degré de paranoïa. Je vais donc vous décrire celle qui me convient le mieux. Ce n’est certainement pas la meilleure, mais au moins, je peux dormir tranquille.

Je fais toute mes sauvegardes sur disques durs car c’est ce qui me semble le plus sûr. Les CD sont trop petits, et les DVD ne semblent pas être fiables dans le temps. Les solutions en ligne, bien qu’intéressantes, me posent souci quant aux temps de téléchargement.

Toutes mes images sont shootées en RAW. Au retour d’une séance ou d’un voyage, j’importe tous les fichiers RAW sur le portable pour faire tout l’editing et le traitement. Une fois tous mes fichiers triés et traités, j’exporte la série en JPEG en résolution maximum, et je ne garde sur le disque du portable que ces JPEG. Tous les fichiers RAW sont stockés sur un disque externe de 2To qui ne bouge pas de chez moi. Cette seule sauvegarde ne suffit pas car en cas de vol ou d’incendie, il faut « obligatoirement » une sauvegarde hors site. Pour faire le backup de ce disque, j’utilise des petits disques de poche de 2,5 pouces, un pour chaque année. Les disques des années passée sont donc stockés hors-site dans un endroit sûr, et les données de l’année en cours sont sauvegardée sur un disque 2,5 pouces que je n’amène chez moi que pour effectuer une sauvegarde hebdomadaire (je le stocke dans un endroit ou je peux le récupérer facilement, chez des amis ou autre).

L’autre partie de documents importants à sauvegarder concerne tout le travail annexe aux photos : les articles, les expos, les sauvegardes du site internet, du blog, les documents administratifs… Tout cela représente une masse de fichiers non négligeable qu’il serait vraiment très pénible de perdre. Pour sécuriser tout cela, je fais une copie intégrale et journalière de l’ordinateur sur le disque fixe de 2 To, et une autre sur un disque 2,5 pouces qui ne quitte jamais mon sac. J’ai paramétré le disque 2,5 pouces pour que l’ordinateur puisse redémarrer dessus en cas de crash du disque principal.

Voici un schéma qui sera peut-être plus clair :

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Toutes ces manipulations sont moins compliquées qu’elles n’y paraissent, car il existe des logiciels qui s’occupent de tout le transfert de données selon une fréquence souhaitée, sur le disque souhaité, avec le choix d’en faire un disque de démarrage ou pas… Pour les utilisateurs de Mac, je conseille l’excellent « Carbon Copy Cloner« . Time Machine fonctionne bien, mais présente quelques lacunes comme l’impossibilité de paramétrer la sauvegarde en disque de démarrage.

Certaines sociétés proposent des solutions assez sophistiquées, mais, même si les fonctions semblent intéressantes, je doute que le prix élevé soit justifié par rapport à une solution plus personnelle.

Expo à la Clayette : La préparation

juillet 1st, 2010

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J’avais brièvement parlé du festival « Art en fête » à La Clayette auquel je participe en présentant une exposition. C’est la troisième que je réalise, et je me rends compte aujourd’hui à quel point c’est important pour moi. Je vois mes images toute l’année principalement sur l’écran 13 pouces de mon ordinateur (oui, c’est un peu petit mais on s’y fait très bien), et le plus souvent en format « Web », c’est-à-dire quelques centaines de pixels de large. Autant dire que lorsque je reçois un tirage 30×40 cm ou 40×60 c’est un choc, une redécouverte de la photo, une lecture complètement différente. Exposer est aussi un autre moyen de diffuser son travail, un média plus vivant, où l’on est amené à faire des rencontres et toucher un public autre que les aficionados du web.

Ce post a pour but de partager quelques astuces, que j’aurais bien aimé connaître avant de monter ma première expo…. Je parlerai dans cet article des tirages, puis je reviendrai sur les étapes d’encadrement prochainement.

Monter une exposition ne consiste pas seulement à accrocher des photos sur un mur. C’est pour moi, l’aboutissement d’un travail, d’un projet, le mémoire d’une recherche en quelque sorte… Ce que j’aime quand je visite une exposition, c’est de pouvoir entrer d’un bout à l’autre dans l’univers dans lequel le photographe (ou l’artiste) tente de m’emmener. Je me souviens d’un ami photographe qui me disait un jour alors que je lui demandais des conseils : - »Tu sais, il ne faut pas faire une expo pour qu’elle soit sympa. Il faut qu’elle soit forte, qu’elle captive les gens ». Cela passe évidement par une sélection rigoureuse des images pour présenter un travail consistant et cohérent, mais c’est finalement la base du travail de photographe, et je ne développerai ici que l’aspect « mise en valeur » des photos.

La qualité des tirages est un des points cruciaux. D’une part, les photos doivent être agréables à regarder, et une mauvaise impression ne doit pas ternir la force des images. D’autre part, il faut garder à l’esprit que certains visiteurs peuvent être intéressés et acheter des tirages. La qualité de ceux-ci doit être irréprochable, et surtout elle doit être durable dans le temps. Il est donc important de veiller à la qualité des papiers, des encres, et des matériaux d’encadrement (ils ne doivent pas contenir d’acide ou de substances pouvant dégrader le tirage) et être sûr de leur pérennité. Les imprimantes « grand public » dédiées à une utilisation photo permettent aujourd’hui de faire de très belles impressions durables. L’avantage de cette solution est d’être totalement autonome, de ne pas dépendre d’intermédiaires, et de maîtriser sa chaîne graphique de A à Z. Beaucoup de photographes font de magnifiques tirages chez eux avec leur matériel.

Après quelques essais et recherches, j’ai rejeté cette solution pour plusieurs raisons :

- Cela nécessite un investissement non négligeable. Il faut une imprimante conçue pour la photo, et de taille raisonnable. Le format A4 est un peu limité pour exposer, et les prix des imprimantes A3 bien qu’abordables ne sont pas les plus bas. Il faut y ajouter le coût des consommables (cartouches et papier) qui devient rapidement significatif. Sans compter les impressions ratées : quand l’imprimante s’arrête sans raison au milieu d’un tirage et ce trois fois de suite, l’affaire est beaucoup moins rentable, qu’il s’agisse de temps ou d’argent.

- Faire des tirages d’expo dignes de ce nom est un vrai métier. Maîtriser sa chaîne graphique nécessite beaucoup de temps et d’apprentissage. Chaque papier, chaque encre, donnera un rendu différent. N’étant pas passionné par les histoires de profils ICC, d’espaces colorimétriques (cela mériterait pourtant un article !) et autres, j’ai décidé de n’user ni mon temps ni ma patience pour cette tâche.

Je fais donc confiance à des gens de métier dont l’expérience et les conseils me font gagner du temps. Suivant le type d’image (argentique, numérique, couleur ou noir et blanc) les techniciens me conseillent sur le papier à utiliser, s’assurent que mes fichiers ont le bon profil de couleur associé, la bonne résolution… Ils m’envoient une bande test pour chaque tirage à partir de laquelle je valide l’impression (absolument indispensable). Quand je reçois un tirage, je suis sûr du résultat et n’ai jamais été déçu. Les petits laboratoires ont des prix certainement un peu plus élevés que les grosses « Majors » de l’impression sur internet, mais pour moi, les quelques pourcents de réduction des grosses structures ne remplaceront jamais le contact avec des gens disponibles et de bon conseil (j’utilise l’e-commerce pour des choses moins délicates).

Mes précédents tirages d’expo faisaient 30×40 centimètres (A3) et, si ce format est parfait pour des lieux de petite taille (cafés, restaurants…), je trouve qu’il paraît vite petit dans des endroits plus spacieux, surtout si un espace est dédié à l’exposition. Pour cette exposition, je suis passé à la taille au dessus (40×60), et je dois dire que je n’ai plus envie de faire des tirages plus petits. J’ai l’impression qu’en format 40×60cm, la photo commence « à parler ». Les regards sont plus perçants, les détails sont plus visibles, plus perceptibles. J’ai vraiment la sensation d’être plus absorbé par une image en grand format, ce qui semble logique, mais je ne pensais pas ressentir autant la différence entre les deux tailles.

Même chose pour le choix du papier. Alors que mes premières épreuves étaient faites sur du papier brillant 200 g/m2, je suis passé à un papier mat, légèrement tramé, et d’une densité de 300 g/m2. L’augmentation de la densité me donne des tirages moins sujets au gondolement, et moins délicats à manipuler (surtout en 40×60). Quant à la finition brillante que je trouve parfois trop « claquante », ou éclatante, je lui préfère l’aspect mat qui semble donner plus de texture et de douceur à l’image.

Dans un prochain article, je parlerai de l’encadrement (et plus particulièrement de la découpe des passe-partout), ainsi que tous les éléments annexes à cette expo.

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Les indispensables bandes test pour valider les tirages finaux

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Réception des tirages. Il n'y a plus qu'à encadrer

Le vernissage du festival « Arts en fête » est prévu le 16 juillet à 15h à La Clayette. Je ne pourrai malheureusement pas être présent à cette date, mais je présenterai l’expo et parlerai des photos lors de rencontres prévues le 31 Juillet à 15h Galerie 9, et le 7 Août, même lieu, même heure.


Fond d’écran Juillet 2010

juillet 1st, 2010

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Vous avez terminé messieurs, je vous débarrasse de vos tasses?

Le fond d’écran du mois de Juillet, toujours disponible en deux tailles.

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La Gacilly 2010

juin 23rd, 2010

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Pour la septième année consécutive le village de La Gacilly dans le Morbihan organise le festival « Peuple et Nature ». L’édition 2009 m’ayant beaucoup plu, j’y suis retourné cette année, le week-end de l’ouverture, et je ne fus pas déçu. Je retiens deux photographes dont les expositions m’ont particulièrement marqué, ce qui n’a rien d’étonnant vu la renommée de ces messieurs.

J’ai donc beaucoup aimé le travail de Nick Brandt. C’est le genre de photographe qui vous laisse bouche bée devant chacune de ses images. Avant de se mettre à la photographie, Nick était réalisateur de clip et comptait à son actif quelques star comme, Mickaël Jackson ou Moby. C’est dire si l’homme avait déjà quelques notions sur l’image. Le travail actuel de Nick porte sur les animaux de la savane africaine. C’est le genre de sujet déjà vu et revu auquel je ne suis pas toujours sensible (pas que je n’aime pas les animaux de la savane), mais là, il ne me semble pas avoir vu de telles images sur ce thème.

Et toute la particularité de ces images vient de la manière dont il travail; Exit les boîtiers ultra puissants avec des téléobjectifs surdimensionnés. Nick utilise un vieil appareil argentique moyen format (pentax 6×7), et n’emploie pas d’objectif long. Tous les réglages se font donc en manuel (certaines versions du 6×7 n’ont même pas de cellules de mesure pour la lumière), et le photographe doit s’approcher très près car il travaille avec des objectifs courts. Je trouve à ses photos une rare intensité, des compositions et des cadrages à couper le souffle, avec en plus, de beaux noirs et blancs. Les immenses tirages visibles à La Gacilly rendent ce travail encore plus impressionnant. Pour en savoir un peu plus, rendez-vous sur <son site>, et vous trouverez un interview sur le site « lesphotographes.com ».

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J’ai également apprécié l’exposition de Sebastiao Salgado qui nous présente un travail sur une population de chasseurs-cueilleurs au Bostwana, un reportage qui s’inscrit dans le très gros projet nommé « Génésis ». Un reportage fort, qui nous ramène aux origines des hommes, avec de magnifiques noirs et blancs. Pour ceux qui s’intéressent justement à Salgado et d’une manière général au noir et blanc, je vous conseille de lire le dernier Hors-série de « Réponse Photo » consacré au noir et blanc. Il y a entre autre un dossier sur le travail de Salgado, et sur son passage de l’argentique au numérique, ou plutôt la combinaison de ces deux supports pour améliorer la qualité de ses tirages.

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Je ne développerai que ces deux expositions, mais les autres, bien sûr, valent le détour, notamment celles de Pascal Maître et celles de Pierre de Vallombreuse. Le tout dans un cadre très plaisant, donnant à ce festival photo un caractère unique. Faites un tour sur le site très complet du festival « Peuple et Nature » si vous voulez en savoir plus, et ne manquez pas d’y passer si vous êtes près du Morbihan.

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Concert de Sober Sucks

juin 9th, 2010
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Fin Avril, le groupe de rock Chambérien « Sober Sucks » m’a demandé de réaliser des photos lors d’un concert qu’il devait donner début Mai.

Ma rencontre avec les membres de SoberSucks remonte à quelques années dans le cadre d’un projet musical. Plusieurs raisons (dont la photo) m’ont poussées à mettre la musique de côté et à avorter le projet entamé. Cependant, la passion de la musique et mon goût pour le rock n’ont pas ternis et c’est tout naturellement (même avec un certain enthousiasme) que j’ai réalisé les images pour ce groupe. Connaissant déjà les membres de la formation, je savais quelles étaient leurs attentes. Nous avions brièvement discuté des photos attendues, mais les musiciens m’ont accordés leur confiance.

Rendez-vous était donc pris à Chambéry en début d’après midi pour prendre la route et se rendre au Fayet près de Chamonix. Nous avons été très sympathiquement accueillis par l’équipe du « Repère des Ours » et après un rafraîchissement et quelques discussions, tout le monde s’est mis au travail pour faire les balances. Lorsqu’un groupe me demande de réaliser des images pour un concert, je m’arrange pour être présent lors des balances. J’en profite pour tester quelques cadrages, évaluer la lumière disponible et sa qualité, discuter avec les ingénieurs lumière pour avoir une idée des ambiances qu’ils comptent créer et définir les réglages que je vais utiliser pendant le set.

Pour ce concert, la gestion de la lumière était parfaite, avec une bonne dose de fumigènes pour diffuser, ce qui permet de jouer avec les faisceaux et les silhouettes dans la composition des images. La scène était plutôt petite, ce qui m’a permis une certaine proximité avec les musiciens. Etant le photographe officiel du groupe pour ce concert, j’avais accès aux côtés de la scène pour pouvoir varier les angles et ne pas me limiter à des images prises en façade.

Ce qui m’est le plus difficile à photographier sur une scène, c’est le batteur. Souvent masqué par les guitaristes et autres bassistes, ou caché derrière les pieds de cymbales, le batteur est souvent peu ou pas éclairé. L’accès aux côtés m’a permis de faire des images tant bien que mal. La lumière étant en générale très faible dans cette partie reculée de la scène, j’ai posé un trépied pour éviter d’avoir des images floues. Même si le musicien est flou, je tiens absolument à avoir une partie de la photo nette pour amplifier l’effet de mouvement.

Question matériel, j’ai travaillé avec mes deux objectifs favoris (les deux seuls que je possède d’ailleurs et qui me donnent entière satisfaction), un 24mm f2,8 à mise au point manuelle et mon 50mm f1,4. La durée du set de Sober Suck était d’environ 40 minutes. Il me fallait donc être rapide et ne pas perdre de temps avec les changements d’optiques. J’ai donc utilisé deux boitiers avec chacun des objectifs vissés dessus. Pour les réglages, la lumière étant plutôt faible, j’ai opté pour une ouverture maximum et une sensibilité à 1600 ISO. Même si on perd en piqué à cause de l’ouverture max et que les hauts ISO génèrent du bruit, le but est d’avoir des images nettes. Le bruit se rattrape en post traitement, pas la netteté.

A la fin du concert, je disposais d’à peu près 400 images pour en fournir une quarantaine. Après quelques discussions avec les musiciens, il était clair que le noir et blanc était le traitement correspondant le mieux à l’image et l’esprit du groupe… Cliquez sur l’image pour voir une petite sélection des photos.

Quelques mots sur SOBER SUCKS :

Sober Sucks est un groupe de Rock qui ne s’encombre pas des conventions musicales ou du « qu’en dira-t-on ». La formation savoyarde se contre-fout de la sobriété qui lui attirerait les louanges d’un public docile et soucieux d’entendre un son formaté prenant soin de ses attributs auditifs. Sober propose un rock plutôt énergique, acidulé, alcoolisé avec un peu plus qu’un riff, quatre accords par chanson et une structure linéaire. Imprévisible, le guitariste JB surprend par les voltefaces mélodiques de ces compositions mais dont l’efficacité vous tient en émoi tout au long des morceaux. Pour approfondir l’incision des riffs tranchants du gratteux, la chanteuse Sab met en verve toute sa schizophrénie vocale en passant d’une voix douce et posée à un état d’hystérie comme sur le titre « éloua » ou en saupoudrant le titre aux sonorités franchement blues rock « Wheels on fire » de rugissements rauques tout droit sortis d’influences Métal, genre batteur tentaculaire et triple grosse caisse, mur d’ampli à fond et guitares 7 cordes aux forme triangulaires. Et pour soutenir le tout, le couple Bass / Batterie envoie un son lourd et claquant histoire que le public, aussi sage soit-il, prenne une bonne claque et ressorte d’un concert de Sober Sucks avec de sérieux doutes sur la notion de sobriété.

Un petit tour sur le MySpace, et la page FaceBook.

;-)

Retour, news, et fond d’écran

mai 30th, 2010

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Après un long moment d’absence, et je m’en excuse pour ceux qui attendaient au moins les fonds d’écran (merci à ceux qui ont manifesté leur intérêt pour ces Wallpapers), je reviens avec pas mal de news et de choses à venir. L’hiver fut assez chargé, du coup, le blog est passé un peu au second plan. Ajoutez-y quelques soucis de connexion (rien depuis 2 semaines…), et pas mal d’heures passées dans le train et autres véhicules pour aller sur les séances shooting, et vous obtenez deux mois sans publier un article. A quand les journées de 72 heures? Peu importe, tout ça rentre dans l’ordre peu à peu.

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Interview : Je commence avec une actualité venant du site « LesPhotographes.com » pour lequel j’avais donné une interview l’an dernier. Les rédacteurs n’ont pas chômé, et ont publié récemment un recueil papier des interviews 2009. Vous y découvrez le travail d’une cinquantaine de photographes dont entre autre Pierre Cimburek, <Johnny CollangetteFrançois Benveniste, que vous devez certainement connaître si vous êtes habitués aux forums photos et à la « blogsphère ». Le recueil est disponible en deux versions, une en noir et blanc pour 5€, et une autre en couleur pour 25€. Pour commander, rendez-vous sur le site de LesPhotographes.com.

affiche-AEF-derExpo : La ville de La Clayette en Bourgogne organise la 6ème édition de son Festival d’art contemporain « Art-en-fête » du 16 juillet au 8 août. Une dizaine d’artistes oeuvrant dans différents domaines comme la peinture, la sculpture, la gravure, la vidéo seront représentés et je participerais à cet événement en proposant une exposition photo. Je donnerai plus de détails sur cette expo dans un prochain article, mais vous pouvez déjà trouver des informations sur le festival en consultant le site d’Art-en-fête.

La Gacilly : Un festival photo à ne pas manquer si vous passez dans le Morbihan, « Peuple et Nature » à La Gacilly qui se déroulera du 4 Juin au 30 septembre. J’y ferai un saut et y consacrerai un petit article.

Fond ecran : Ces colliers d’oeillets sont confectionnés à l’occasion du Diwali, une fête hindouiste annuelle.

Tandis que mon hôte Tiza vaquait à ses occupations quotidiennes je m’essayais à la nature morte. En voyant son incessant va-et-vient, cela me donna l’idée d’intégrer un peu de mouvement dans l’image. Ce sera le fond d’écran de ce mois de juin, toujours disponible en deux tailles.

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Le fond d’écran du mois de Mars, avec un peu de retard, désolé pour les impatients ;-) .

Cet image date de l’an dernier, et a été prise sur les bords du lac Phewa, à Pokhara au Népal.

 

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Le mois de Février fût assez mouvementé, et j’ai dû laisser le blog de côté… pour mieux préparer les projets qui s’accumulent. La fin de la saison d’hiver me laissera plus de temps pour publier. A suivre ;-)

Shooting pour une ONG : Suvadra

février 4th, 2010

 

Lors de mon dernier voyage au Népal, j’ai été amené à rencontrer Joyce Van Rijen et Krishna Khaitu qui, ensemble, gèrent une Organisation Non Gouvernementale à Bhaktapur. Leur Association « Suvadra » a pour but de prendre en charge des enfants handicapés et de leur donner les moyens de mener une vie normale malgré leur handicap. La situation des enfants handicapés au Népal est difficile et compliquée. Les familles, au mode de vie bien souvent modeste, ont du mal à accepter une invalidité qu’elles ne comprennent pas et ne savent pas gérer. Les enfants sont souvent mal considérés et n’ont quasiment aucun avenir. Il ne s’agit certainement pas d’une marque de cruauté ou de malveillance, mais d’une réaction d’impuissance due au faible niveau d’éducation, à l’inexistence de structures spécialisées et d’une aide aux familles. Viennent s’ajouter à cela quelques croyances et idée reçues.

Joyce et Krishna ont donc décidé de créer une structure pour accueillir une quinzaine d’enfants et leur donner les clés pour accéder à l’autonomie et pouvoir mener une vie indépendante dans la société ou au sein de leur famille. J’ai été touché par leur approche et la manière dont ils travaillent : Pas question de s’apitoyer sur le sort des enfants, mais une véritable volonté d’aller de l’avant et de les amener vers une vie normale, quelque soit le handicap ou l’incapacité.

Après plusieurs discussions, nous avons convenu d’une date pour une séance photo afin d’illustrer le travail de Suvadra. Le but était de faire des images que l’association pourrait utiliser pour son site internet ou pour des brochures. Il fallait faire des images correspondant à l’état d’esprit de l’association, et pour Suvadra, le parti pris était clair : montrer des enfants vivants, pleins d’espoir, pas des handicapés à l’air triste pour attendrir les foules. Cela tombait bien, car je ne souhaite pas montrer les gens sous un aspect misérable, mais faire ressortir ce qu’ils dégagent de mieux, quelque soit leur condition.

J’ai eu pas mal d’appréhensions avant de faire la séance photo car je suis très mal à l’aise avec tout ce qui touche au « médical » et ce qui induit ou a pu induire de la « souffrance ». Même si Joyce et Krishna m’ont expliqué le cas de chaque enfant, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et surtout quelle serait ma réaction. Mais c’est en allant au-delà de ces appréhensions qu’on progresse, et c’est anxieux mais déterminé que je me suis rendu à la maison de Suvadra le jour du shooting.

Avant de sortir mon appareil, j’ai d’abord passé du temps à établir un contact avec les enfants. Cela m’a surtout permis de me mettre à l’aise, d’aller au delà de mes inquiétudes, de cerner chacun d’eux et ce qu’ils dégagent. J’ai très vite oublié mes appréhensions, car les enfants sont très directs et sans à priori. Après une bonne heure et demie de prise de contact, j’ai commencé à sortir mon matériel et à prendre des photos. J’aurais aimé prendre plus de temps sans l’appareil, mais je ne disposais que d’une journée pour faire les images.

J’aime de plus en plus mener ce genre de commandes se déroulant sur un temps très court avec des conditions qu’on ne maîtrise pas et souvent des lumières désastreuses. C’est, je trouve, la meilleure façon de progresser et d’être capable de s’adapter à n’importe quelle situation.

Comme très souvent dans ce genre de situation, la lumière était ce qu’il pouvait y avoir de pire : un soleil éclatant en plein milieu de la journée et des environnements pas toujours photogéniques. Pas question d’attendre les belles et douces lumières du soir, il fallait que je prenne les enfants dans leur quotidien et en pleine activité. Pour éviter d’avoir des ombres trop marquées sur les visages, j’ai parfois utilisé un réflecteur pour apporter de la lumière sur les parties un peu bouchées. Plus facile à dire qu’a faire quand on a pas d’assistant et qu’on doit tenir le réflecteur, l’orienter précisément et photographier des sujets qui bougent….énormément. Ces enfants ont une énergie incroyable et il n’a pas été très difficile de faire des images porteuses de vie, de joie et d’énergie.

Comme je travaille avec des focales fixes et qu’il me fallait être réactif, j’ai utilisé, pour cette séance, deux boîtiers simultanément avec deux objectifs différents (24mm et 50mm). J’utilise très rarement deux boîtiers en même temps car j’aime être discret, mais j’ai été assez surpris par la rapidité à laquelle mes sujets ont « oublié » les appareils. Au début, l’attention était un peu tournée vers mon attirail, mais je me suis assez vite senti « invisible » et j’ai pu saisir des expressions et des moments spontanés sans qu’il y ait de gêne due à ma présence.

Cette expérience, au delà de l’aspect photographique, m’a énormément apportée. J’ai été tout simplement impressionné par le travail et les résultats qu’obtenait l’association Suvadra. Plusieurs enfants ont fait d’incroyables progrès en peu de temps et peuvent maintenant envisager une vie en autonomie et un réel futur. D’autre rencontrent plus de difficultés et n’atteindront jamais l’indépendance de certains, mais ils ont au moins une structure adaptée pour faire face à leur invalidité, aussi long et difficile ce combat soit-il.

Une très belle expérience que je renouvellerai.

Si vous souhaitez contribuer au travail de l’association SUVADRA, vous pouvez vous rendre sur le site officiel, ou envoyer un email à Joyce ou Krishna.

Fond d’écran Février 2010

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Je randonnais avec des amis Népalais dans la région du Helambu, non loin de la vallée de Kathmandou et nous marchions déjà depuis trois ou quatre jours. Jusqu’ici, les conditions météo nous avaient été plutôt pénibles et n’allaient pas en s’améliorant.

 

La journée n’avait pas très bien commencé : nous avions débuté la journée un peu trop tard, la pluie ne cessait de tomber, et nous avions pris beaucoup de retard pour arriver avant la nuit au prochain refuge. Le jours s’effaçait peu à peu et nous commencions à être exténués.

 

Alors que nous prenions une petite pause avant d’attaquer les deux heures restantes pour arriver au refuge, ce magnifique spectacle s’offrit à nous. Les derniers rayons de soleil s’infiltraient subtilement à travers la couverture nuageuse, et une bande de pluie rendait la scène encore plus impressionnante. Je pris mon appareil, déclenchai quelques fois, puis, cinq minute après, nous étions dans l’obscurité totale…Il nous restait encore deux heures de marche pour arriver au refuge, évidement la pluie ne nous a pas épargné avant notre arrivé, mais nous avons atteint notre destination sans embûche.

 

Tant de labeur pour vous offrir un fond d’écran… 

comme d’habitude en 2 versions

 

1280×800

 

2560×1600

 

;-)